Les Bretanii

Les bretanii sont culturellement très proche des dredanii, mais contrairement à eux, ils se sont pleinement intégré à la culture impériale puis aodissienne en conservant leurs racines. S’ils ressemblent en cela aux unakisii, leur histoire commune avec les peuples civilisés est proportionnellement aussi longue que les différences culturelles qu’ils ont jalousement conservé.

Origine

Les bretanii auraient une origine pré-impériale commune avec les dredanii, les chantepinistes et les montairinistes. Ils auraient fait partie à l’origine d’une tribu qui se serait rangée sous la bannière d’Asten, conservant ainsi le territoire qui était le leur à l’époque, situé dans les marches impériales du sud, à la frontière du territoire dudin, et subissant le joug impériale par l’intermédiaire d’une gouvernance relativement lâche et laxiste. Les bretanii s’était installé dans cette région pour nouer des contacts amicaux avec les dudins et les impériaux ne voulait pas risquer de détruire ces bonnes relations en imposant une modification culturelle profonde.

Si les bretanii acceptèrent le contrôle impérial et la nécessité d’abandonner leurs rites barbares, ils purent conserver nombre de leurs habitudes et coutumes sociales qui forgeaient tant leur caractère que leurs relations. Au fil du temps de la domination d’Asten, les bretanii devinrent les principaux interlocuteurs des dudins et le contact le plus amical qui soit avec le peuple sous la montagne. Si bien qu’à travers les siècles, la culture bretani évolua, mais ne disparût jamais. Lorsque l’empire changea de main et s’attaqua aux dudins sur leur territoires, les bretanii se révoltèrent contre ça et rejoignirent le camp de des dudins. Quelques-uns prirent leur parti au sein de l’Empire même, travaillant avec les Gattenistes, à fomenter la rébellion des colonies, les autres allèrent carrément s’installer sous terre formant la seule et unique enclave humaine au sein du territoire dudin. Ils prirent même les armes aux côtés des dudins pour lutter contre l’Empire.

Lors de la chute d’Asten, les rois dudins prirent la décision de rompre définitivement les liens avec les humains, donc, chassèrent les bretanii. Cette décision politique, totalement acceptée par les bretanii, n’altéra pas leurs relations, mais contraignit les humains à retourner à la surface dans un empire détruit. Ils reformèrent avec les bretanii impériaux une peuplade indépendante, et cherchèrent une terre où s’installer. Suivant le conseil des Disciples d’Aod, ils migrèrent vers Astareth et s’installèrent le long des Monts du Bord où ils fondèrent la future Moliadis qui s’appelaient alors Draksis (et que les bretanii pure souche continue d’appeler ainsi).

L’Aodis Moliade vint proposer aux bretanii de rejoindre la fédération d’Aodissia. Moliade, par son comportement et ses centres d’intérêts charma littéralement les bretanii qui ne virent aucune raison de refuser, sachant qu’ils conserveraient leur identité culturelle. Lorsqu’Uyadan survint, cela ne changea guère cet état d’esprit. La progression de la culture aodissienne à Moliadis demeura assez faible, ce qui ne fut pas le cas de la puissance commerciale des doskaaldi qui prirent pied dans leur cité. Comme l’Aodis Moliade se trouvait presque toujours chez les dudins, à l’instar d’Unak chez les elfins, les bretanii furent largement dépassé par les marchands et les politiciens issus d’autres cultures qui prirent le contrôle de leur cité. La plupart des anciens chefs bretani ont accepté cet état de fait, mais la population bretani est assez globalement hostile à cette invasion en douceur ce qui continue de provoquer des conflits d’intérêt à Moliadis depuis quelques décennies.

Religion

Les bretanii ont pratiquement abandonné la religion animiste qui était la leur lorsqu’ils ont cédé à l’Empire. Mais ils n’ont embrassé que parcimonieusement la religion d’état. A l’instar des unakisii, les bretanii ont élevé au rang de dieu les Disciples d’Aod pour les faire correspondre à une croyance qui s’est développé après leur conquête, mais tout le temps de leur domination impériale, ils n’ont pas été séduit par le concept de dieu unique supérieur, même lorsque les Disciples ont prétendu être envoyé par lui.

Dans le panthéon polythéiste antique des bretanii, figurent en réalité 15 dieux, chacun associés à des concepts fort de leur existence. Selon leur dogme, les 11 Aodis ne descendent que de 11 d’entre eux et 4 sont restés cachés ou ont été banni d’Alméra. Les bretanii considèrent chacune de ces figures divines comme inspiratrice d’un événement, d’un fait ou d’une qualité. Chaque bretanii estime être guidé par l’une des quinze déité qui devient son dieu tutélaire personnel, mais rend grâce à chacune des autres déités chaque fois qu’un événement de sa vie la concerne.

Depuis Uyadan, les Aodis ne sont pas nécessairement considéré comme des demi-dieux. Ils les voient comme des êtres puissants, et non sans rapport avec leurs dieux, mais ne leur prête aucune ascendance divine. Ils n’ont pour eu que le respect du à leur rang et leurs actes dans la société aodissienne, même si Moliade emporte un franc succès auprès d’eux pour son caractère fêtard et enjoué et sa connivence avec les rites bretanii. Les bretanii confient aux druides la direction de leur culte. Ce sont eux qui conduisent les cérémonies et presque toutes se terminent dans une beuverie innommable. La consommation d’alcool est au cœur de leur culture, et une nécessité rituelle pour communier avec les dieux du panthéon.

Les druides bretanii sont des prêtres qui manient souvent tant la magie divine que naturelle. En général, ils considèrent que les esprits sont des serviteurs des dieux, et savent faire la différence entre ce qu’ils demandent aux serviteurs et directement à leurs dieux. Il n’est donc pas rare qu’un druide soit à la fois mage divin et naturel, mélangeant les deux pratiques. En revanche, un druide est associé à sa divinité tutélaire et elle-seule, et il existe donc 15 types de druides différents. En outre, les druides préservent le nom ancien de leurs dieux et n’utilisent pas les noms connus des Disciples d’Aod. Le panthéon instruit donc 15 pratiques différentes, et certains druides joue un rôle très particuliers dans la culture bretanii. Les voici détaillées ci-dessous :

  • Loghma (correspond au Disciple d’Aod Faoris), dieu de la Lumière, de la Vérité et de la Force : c’est la divinité tutélaire des guerriers bretanii et ses druides sont aussi souvent de redoutables combattants. Connus pour leur droiture, ils ne combattent que le jour et sont fortement gêné par des adversaires de l’ombre ou les attaques en traitre. En revanche, ils n’ont pas le droit de ressentir la peur et sont donc invité à boire avant chaque bataille pour se donner du courage. Les guerriers de Loghma arbore généralement les terribles épées à deux mains bretanii, symbole de la puissance physique de leur porteur.
  • Asthor (correspond au Disciple d’Aod Maltoran), dieu de l’artisanat et de la créativité : c’est la divinité tutélaire des artisans, des architectes et des inventeurs. Ses druides sont souvent considérés comme les garants de la solidité des construction et des objets façonnés. Les armes et armures des bretanii ne peuvent être efficace si elles en sont bénie par les druides d’Asthor, et les maisons, les palais, les ponts, les moulins et toutes les constructions utiles ne sauraient tenir debout sans leur assentiment.
  • Hussath (correspond au Disciple d’Aod Geriok), dieu de la nature, des cultures et des animaux : c’est la divinité tutélaire des fermiers pratiquant la culture agraire et l’élevage. Particularité des bretanii, la pratique de la chasse est pratiquement absente. On ne chasse que par absolue nécessité. Les druides de Hussath sont garants de la force des cultures et de la bonne santé des bêtes. Ils connaissant également les plantes comme personne, et se servent de leurs vertus dans de nombreuses décoctions (et fabrique les alcools les plus forts). Les druides d’Hussath sont particulièrement attentif aux activités de chasse (qu’ils interdisent) et à l’équilibre de vie des animaux sauvages, et s’occupent de réguler la population morte-vivante des bêtes. La parité est assez équilibrée chez les druides de Hussath.
  • Dessia (correspond au Disciple d’Aod Normot), déesse de l’eau, des océans, des rivières et de la vie sous-marine : A l’instar de la chasse, la pratique de la pêche est interdite chez les bretanii et ce sont les druides de Dessia qui veillent à ce que cela soit respecté. En revanche, leur pratique de l’élevage de poisson est la seule et unique en Aodissia. Il y a des rivières et des lac dans leur région, mais les bretanii sont des terrestres et craignent l’eau. Ils sont des très mauvais navigateur et la présence d’un druide de Dessia est souvent nécessaire quand ils veulent traverser un lac ou une rivière. Les druides de Dessia sont révéré pour leur contrôle de l’élément aqueux et certains sont même assez tordu pour vivre sous l’eau (les non-druides se demandent comment ils font). Le plus souvent, les druides de Dessia sont des femmes.
  • Lokuun (correspond au Disciple d’Aod Brakis), dieu des mystères et des forces occultes : Lokuun inspire les forces incompréhensibles. Celles qui naissent de la magie des arcanes en font partie. D’ailleurs, les druides de Lokuun sont les rares à pratiquer la magie des arcanes (et l’on se demande parfois s’ils ne pratiquent pas que ça). Ceux qui ont pris Lokuun comme divinité tutélaires sont généralement mal vu par les autres bretanii. Ils ont souvent quelque chose de « bizarre », ce qui n’est pas sans rapport avec une affinité naturelle avec la magie des arcanes. Plutôt que de les rejeter, ils sont ainsi catégorisés, et rarement sollicité par le reste de la société.
  • Lashden (correspond au Disciple d’Aod Salmek), dieu de la connaissance : considéré comme les gardiens du savoir, les druides de Lashden sont les seuls à disposer de la connaissance écrite. Gardien des livres et du secret de l’écriture (la culture bretanii est surtout orale), ils conservent aussi jalousement leurs secrets. Ils enseignent oralement à toute autre personne.
  • Traxis (correspond au Disciple d’Aod Gilmakan), dieu du voyage et du commerce : la notion de commerce est relativement nouvelle pour les bretanii qui l’associent naturellement à la notion de voyage et d’échange. Les druides de Traxis sont des errants et ils voyagent dans tous Aodissia. Ils colportent les nouvelles et s’intéressent aux notions d’échange et de richesse telles qu’on les pratique dans les autres contrées d’Aodissia. Ils servent ainsi de référent et même de légat dans le domaine. Les commerçants bretanii choisissent tous Traxis comme divinité tutélaire.
  • Gorgak (correspond au Disciple d’Aod Tramen), dieu de la terre, de la pierre et des métaux : les bretanii pratiquent les activités minières pour se fournir en métal. Les druides de Gorgak sont doué pour déceler les ressources dans le sous-sol et ont le devoir de bénir les exploitations minières souvent sujette aux accidents. Ils apprécient les souterrain et vivent généralement sous-terre ou dans des cavernes. Les suivants de Gorgak n’aiment pas tellement le changements et détestent les imprévus, ils sont souvent d’un fort tempérament, grognon et même agressif si on les dérange dans leurs habitudes.
  • Dasfen (correspond au Disciple d’Aod Jakil), déesse des festivités, de la cuisine et de la boisson : c’est probablement la déesse la plus appréciée des bretanii. Si seuls les cuisiniers et les brasseurs la choisisse comme divinité tutélaire, il se produit bien plus d’événements la célébrant que n’importe quels autres dans la société bretani. Les druides de Dasfen sont assez rares, car il n’y a aucun rite particulier entourant son culte. Faire la fête, bien manger et se saouler est tout ce qu’on attend d’un bretani pour la révérer. Moliade, s’il n’est pas considéré comme un demi-dieu, a toujours été, chez les bretanii, vu comme le plus grand adorateur de Dasfen. Sa capacité d’absorption de liquide alcoolisé et de nourriture est devenue légendaire.
  • Abastis (correspond au Disciple d’Aod Zélios), déesse des arts et des chants : bien qu’il ne s’agisse que d’une activité annexe, les arts, et principalement les arts lyriques, sont particulièrement appréciés des bretanii. Les chants collégiaux constituent l’une des principales activités de loisir en dehors des plaisirs de la table. Mais ils sont aussi utilisé à la guerre. Le chants et dans une moindre mesure la musique constitue les principaux arts défendus par les druides d’Abastis (dont une majorité de femmes). Les chantres de guerre d’Abastis sont souvent associés aux guerriers de Logham sur les champs de batailles où les bretanii s’illustrent.
  • Dagda (correspond au Disciple d’Aod Agad), dieu du temps, du souvenir et de l’histoire : le temps est un concept trop abstrait pour les bretanii et le récit de leur histoire, sous forme de mythes et de fables, étant généralement détenu par les druides de Lashden, ceux de Dagda leur font immédiatement concurrence. Les suivants de Dagda véhiculent l’histoire orale sous la forme d’une vérité indiscutable et sans le moindre enseignement. Les leçons du passé appartiennent à ceux qui interprètent l’histoire, ce que ceux de Dagda ne font pas. Ils observent et consignent et ne joue aucun autre rôle significatif dans la société bretanii.
  • Somnès (ne correspond à aucun Disciple), dieu du malheur et du désastre : Somnès fait partie de ces trois déités vaincues et bannies et leur panthéon. C’est lui qui serait à l’origine de la chute d’Asten. Les druides de Somnès sont très peu nombreux, très mal vu et chassé de la société. Ils prétendent voir dans le malheur certains bienfaits, comme celui de rassembler les peuples, et d’unir l’effort contre un malheur commun, mais leur démonstration s’appuyant sur des observations avérées, tombe généralement face à l’argument qui veut que le malheur n’est pas nécessaire à l’union. Ils sont généralement des prédicateurs et des devins n’ayant rien d’autre dans la bouche que de sombres desseins divins à annoncer. Les bretanii ont rarement Somnès comme déité tutélaire sauf quand ils sont victime d’un malheur qui détruise leur vie. Beaucoup se complaisent alors dans le malheur dont ils sont victimes et adopte Somnès. Le bannissement de Somnès n’est pas tout à fait accepté comme définitif étant donné que ses druides disposent toujours de ses pouvoirs.
  • Histrais (ne correspond à aucun Disciple), dieu de l’ombre : jadis vu comme un ennemi de Loghma, les suivants d’Histrais ont pourtant combattu à leurs côtés. Les guerriers de l’ombre d’Histraius étaient complémentaires de ceux de Loghma, capable de se battre la nuit et de surprendre un ennemi ou de le vaincre à distance en toute lâcheté. Les druides et guerrier d’Histrais sont unanimement haïs par le reste des bretanii. On les soupçonne de développer une société secrète au sein de laquelle le pouvoir du dieu augmente et se prépare à ressurgir, comme l’a fait celui de Lesdonia.
  • Darsest (ne correspond à aucun Disciple), déesse de la folie et de la terreur : les druides de Darsest, si peu nombreux soient-ils, comprennent généralement les affres de la folie et des émotions les plus négatives. On leur prête le pouvoir de restaurer la santé mentale et d’apaiser les esprits, mais dans le même temps, les bretanii craignent que les suivants de cette déesse bannie n’instillent davantage de malheur.
  • Lesdonia (ne correspond à aucun Disciple), déesse de la mort : Lesdonia appartenaient aux dieux bannis, mais son retour aujourd’hui ne fait plus aucune doute pour les bretanii. Jamais la mort n’a cessé d’être, mais en la bannissant, les autres dieux l’avaient rendu moins funeste et plus acceptable. Les bretanii associent maintenant la Levée des Morts non seulement à son retour, mais aussi à sa vengeance. Elle est devenue l’ennemie des bretanii et son plus farouche opposant est Loghma. Les druides de Lesdonia ont reformé leur ordre lors de la Levée des Morts et ont convaincu les chefs bretanii de l’intérêt de leur action. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ils prétendent favoriser le passage vers l’autre monde en réduisant le retour des Morts. Ils participent donc à l’éradication des Morts tout autant que les druides et guerriers de Loghma. Toutefois, personne n’a vraiment confiance en eux et beaucoup hésitent à leur confier les morts pour les cérémonies funéraires ainsi qu’ils le demandent.

Le dogme bretani met en avant le retour probable des autres dieux bannis, Lesdonia ayant montré le chemin. Dans leurs croyances il existe une fin des temps qui surviendra quand Somnès, Histrais et Darsest seront revenus et auront dressé leurs armées. La méfiance envers les servants de ces dieux n’est toutefois pas si marquée. La culture bretanii mets en avant que même les plus mauvais dieux ont une utilité, et les druides de ces dieux ne peuvent être condamnés pour leurs croyances, tant qu’ils ne mettent pas en danger le peuple bretani. Finalement, il est possible que la conversion lente des bretanii à ces dieux deviennent la source tout autant que le signe de cette fin des temps.

Us et coutume

Les bretanii ont très peu de coutumes spécifiques à leur culture depuis Uyadan. Ils ont en effet adopté la majorité des pratiques aodissiennes dans la mesure où ils n’avaient pas vraiment d’intérêts à conserver les leurs, la religion mise à part. Toutefois, une partie des bretanii, assez conservatrice, est restée sur l’éducation orale, et n’enseigne donc ni la lecture ni l’écriture. En cela, les druides de Lashden et Dagda sont encore très sollicités par les jeunes bretanii.

Pour le reste, il y a une forte implantation de la culture dudine au sein de la culture bretani. Même si un bretani, homme ou femme, n’a pas cette vocation, il sera formé au maniement des armes en plus du métier qu’il apprend, et il sera enjoint à participer aux « Mêlées ». La « Mêlée » est une grande fête annuelle qui célèbre la culture bretanii. On y pratique des sports où entrent en jeu la force et l’habileté : des duels armés, du grimper de mat (sur l’équivalent bretani d’un mat de cocagne), du tir à l’arc, du tir à la corde, de la course de vitesse, de la course de fond et du lancer de tronc. Au cours de ces fêtes, on boit beaucoup, on mange abondamment et l’on se dépense (et même parfois l’on s’épuise voire on se tue accidentellement). La danse clôture chaque soirée de cette période de fête qui dure une semaine.

Organisé en clan, les bretanii s’efforcent de préserver les racines de chacun de leurs membres. Les couples établis entre clan gardent leurs nom de clan respectif, mais leurs enfants doivent choisir, à l’âge de 15 ans, lequel des deux noms il voudront porter. A moins d’une très forte connivence, les mariage entre gens de clans différents posent toujours un problème à ce moment. Les enfants ne doivent normalement pas être influencé par leurs parents où des membres d’autres clans dans leur choix, ce qui n’est pas évident du tout.

Le style vestimentaire bretani est à part à Aodissia. Les bretanii s’identifient par un tissu spécifique (le tartan) dont ils constituent braies et robes. Ce tissu en laine à carreau est fait d’un choix de couleurs (entre 2 et 6), mélangées dans un entrelacement croisé (à angle droit) spécifique et unique pour chaque clan. Au minimum, si un membre d’un clan ne porte pas de vêtement dans le tissu clanique, il arbore un morceau d’étoffe de son clan.

Organisation sociale

Bien que fortement clanique, la société bretanii est unie sous une seule bannière. Les clans représentent des familles très anciennes qui ont traversé les âges et dont la lignée n’est pas absolument démontrable. Moliadis regroupe pratiquement la totalité de la civilisation bretanii qui y constitue une majorité. Et sur les 20000 bretanii y vivant, ils s’y répartissent en une cinquantaine de clans. Le chef de clan, aussi appelé le Patriarche ou la Matriarche selon qu’il s’agit d’un homme ou d’une femme, est le ou la plus ancien Bretanii vivant après la mort du précédent Patriarche/Matriarche. Certains ne restent donc pas à la tête du clan très longtemps et d’autres anciens n’auront jamais l’occasion de le devenir s’ils décèdent avant le chef.

Cependant, au sein du clan, le rôle du chef est assez limité. Il se contente de s’assurer que son clan prospère et évite donc au maximum la fuite des enfants des époux inter-clan. En cela, les activités du clan et la déité tutélaire la plus répandues en son sein sont souvent déterminantes dans le choix fait par les enfants.

Tous les 10 ans, un chef bretani, le Brennos, est élu par les Patriarche/Matriarche des clans parmi un panel de candidat. Chaque clan présente généralement un candidat. Au fil du temps, des clans particulièrement influents et puissants se sont imposés de façon récurrente à la tête du peuple bretani, ce qui les a aidé à prendre encre plus d’ascendance. Par les mariages claniques, certains bretanii poussent leurs enfants à préférer le clan le plus prestigieux, et cette pratique fait souvent l’objet d’un échange, un clan apportant par le biais du mariage, de quoi agrandir l’autre avec sa descendance. Le Brennos, depuis l’intégration des bretanii au royaume d’Aodissia, s’est vu offrir la place de Gourveneur de Moliadis. Par l’ajout d’un conseil aodissien classique à la cité, fortement bretanii, sa gestion favorise globalement la culture bretani.

Les clans bretanii les plus importants se sont positionnés autour du pouvoir et exerce une influence certaine sur les activités de Moliadis. Le plus important de tous est le clan Goubiwen, un clan de druides et de guerriers de Loghma qui s’est imposé quatre mandats de suite au titre de Brennos. Nombre de ses membres appartiennent la garnison de Chevalier du Destin de Moliadis et forme une unité assez atypique dans l’armée d’Aodissia, puisque ses combattants sont formés au maniement de l’épée à deux mains et arborent les tenues vestimentaires embellies par le tartan clanique formant un ensemble assez bigarré.

Partagez