Magie

Les fondements de l’Omnivers de Loreval en général et d’Alméra en particulier reposent sur trois approches différentes de la magie intrinsèquement liées à la structure même de l’univers. On pourrait probablement étendre certaines visions et approches, et le système permet de s’ouvrir à un nombre non fini de pratique, pour peu qu’on les documente un peu, mais l’on s’astreint à respecter les fondements pour la simple et bonne raison que ce sont les approches les plus répandues.

Le pouvoir de l’Esprit

On peut aussi l’appeler magie naturelle, magie des esprits ou magie de l’invisible. Cette magie est la plus répandue dans l’Omnivers car elle est la plus facile d’accès. Cette pratique est primitive, simple, souvent associée à des croyances animistes et possède quelques points communs avec la magie divine. Non content d’étendre le champ de perception du mage au-delà de ses sens habituels, la magie divine renforce la compréhension des interactions existant entre le corps et l’esprit.

Origine

La plupart des réalités de l’Omnivers sont composées de plusieurs « strates » ou « dimensions ». Pour la plupart des êtres vivants intelligent, il n’y en a qu’une, le monde réel, le monde physique, tangible et immuable. Les érudits, scientifiques et autres savants savent qu’il n’en est rien. La condition nécessaire et suffisante à l’existence de la vie telle qu’elle est perçue est l’existence d’une strate appelée monde invisible ou monde des esprits. Dans la suite des explications on distinguera les deux sous le vocables dimension physique et dimension spirituelle, ce même si les pratiquants de magie naturelle des différentes culture leur donne des noms différents.

La dimension spirituelle partage et remplit le même « espace » que la dimension physique. Les deux sont intrinsèquement lié. Un être vivant est, par nature, lié aux deux en même temps. Il existe à la fois dans la dimension physique grâce à son corps et dans la dimension spirituelle grâce à son esprit. L’esprit est un corps nébuleux et intangible qui ne peut exister que dans une dimension spirituelle et comme tout être vivants intelligent dispose d’un esprit, leur vie n’est possible que parce que la dimension spirituelle existe.

Il existe des corps purs, c’est à dire dénué de tout esprit. Le plus souvent la matière inerte est de cette nature. Et puis il existe des esprits purs, c’est à dire dénué de tout corps physique. Ces esprits sont des êtres qui ont parfois, comme les humains et autres races intelligentes, la conscience de leur conscience, mais de nombreux autres (une multitude en réalité) sont assimilables à des animaux et n’ont qu’un comportement instinctif basé sur des besoins primaires. Lorsqu’un esprit est lié à un corps physique quel qu’il soit, on parle d’incarnation.

Il existe deux formes d’incarnation. Les incarnations naturelles découlent de la nature même de l’être qui nait ainsi, esprit et corps liés. Les incarnations forcées qui découlent de l’union de deux corps non lié par nature et qui le deviennent suite à un acte magique ou à une évolution naturelle. La désincarnation est le phénomène inverse, quand l’esprit se détache du corps auquel il est lié.

Les mages naturels ont découvert, intuitivement ou de fait, les deux dimensions. Mieux, ils ont appris que leur propre esprit évolue dans une dimension différente de leur corps et la première chose qu’ils ont entrepris est de développer leurs sens spirituels. L’esprit pur est capable de percevoir son environnement spirituel comme l’être incarné perçoit son environnement physique. Un esprit incarné n’est pas très différent, mais de par sa naissance, un esprit incarné est de façon naturelle habitué à percevoir ce qui l’entoure avec les sens que lui accorde son corps. Or, il est tout à fait possible d’entraîner un esprit incarné à percevoir la dimension spirituel et c’est ce à quoi se sont exercés en premier lieu les mages naturels qui, par la compréhension de ce qui unit leur être matériel et leur être spirituel ont été en mesure d’en faire fi.

En augmentant ainsi leur champ de perception, les mages naturels ont découvert l’envers du décors. Les esprits purs, de leurs côtés, ont du mal à percevoir la dimension physique de façon consciente, pourtant, le deux dimensions cohabitant étroitement, les esprits purs s’évertuent à « s’accrocher » au monde physique. Les esprits purs se sentent incomplets sans un quelconque rapport avec la dimension physique et ont tendance à se mélanger à elle, à tenter de s’en imprégner pour en faire partie.

C’est en remarquant cette étroitesse de rapport entre les esprits et le monde matériel que les mages naturels ont compris que nombre d’interaction avec le monde matériel dérange les esprits, et vice-versa. Bien qu’issus de deux mouvements de pensée différents, les uns choisissant de « déranger » volontairement les esprits (ce qui correspond à la voie du chaman), les autres préférant être assisté par les esprits (ce qui répond à la voie de l’animiste), les mages naturels sont parvenus à projeter leurs esprits dans la dimension spirituelle pour déclencher les réactions qui leur sont utiles.

En effet, avec le temps, les esprits se sont si bien mêlé à la dimension physique que leurs propres comportement l’affecte, comme s’ils s’y étaient incarnés à leur manière. Ces découvertes et l’expérimentation qui en a suivi a permis, au travers de la tradition et des enseignements oraux ou écrit, de développer les fondaments de la magie naturelle telle qu’elle est connue et exploitée.

De multiples pratiques

La magie naturelle ne se limite pas à de simples réactions en chaîne suscitées par les esprits. Le processus de reconnaissance de soi nécessaire au détachement de l’esprit et du corps, un savoir qui, paradoxalement, renforce aussi ce lien, est en soi riche de possibilité. La plupart du temps, chacune des approche de la magie naturelle est née d’une conception culturelle bien précise. Relevant essentiellement d’une tradition orale et séculaire, ces pratiques se croisent même assez peu. Par ailleurs, les secrets d’un mage naturel lui sont généralement propre et chacun développe une relation personnelle avec le monde invisible. C’est plus de la manière dont on lui a enseigné et de la façon dont il exerce son pouvoir que le mage naturel se catégorise et non uniquement par la culture qui l’a engendré même si celle-ci contribue à lui faire adopter le même comportement.

Deux courants de pensée principaux se sont formés très tôt dans l’élaboration de la magie naturelle. Le chamanisme, et l’animisme. Aucun n’est vraiment le précurseur de l’autre et aucun n’est absolument exclusif dans sa pratique. D’autres courants de pensée dérivé des premiers se sont ensuite développés.

Le Chamanisme

Le chamanisme part du principe que les esprits sont au service des êtres supérieurs, et notamment les mages naturels. Ainsi donc, les « déranger » fait-il partie du processus permettant de provoquer les effets magiques. Les « déranger » ne veut pas dire les malmener, mais leur faire adopter un comportement défensif ou agressif tel qu’il influe sur le monde matériel ou spirituel de la manière voulue.

Les chamans sont les premiers à profiter du lien corps/esprit à leur avantage, allant jusqu’à détacher complètement l’esprit de leur corps pour se désincarner temporairement et explorer le monde invisible libre de toute contrainte matérielle. Mais même pour eux, c’est une pratique risquée, le monde invisible regorgeant de dangers mortel pour les esprits eux-mêmes.

L’Animisme

Les animistes sont des adorateurs des esprits qu’ils ont élevé au rang de dieux. C’est par le plus grand respect pour ce qu’ils sont que les animistes entraînent les esprits à faire ce qu’ils désirent sans jamais aller à l’encontre de leurs désirs propres. Ils sont généralement plus en phase que les chamans avec ce qui flattent et satisfait les esprits. Ils savent tout aussi bien ce qui les gênent et se gardent de provoquer leur ire.

Les animistes développent beaucoup plus tard que les chamans le lien esprit/corps et mettent des siècles à véritablement explorer les capacités que cela leur offre, pensant qu’entrer dans le monde invisible à l’aide de leur esprit seul est une violation d’un autre territoire.

Le Druidisme

Ce courant de pensée n’est pas fondateur mais apparaît et se répand de façon significative après que le chamanisme et l’animisme se soient imposés. En réalité, c’est une approche qui mélange les deux voies initiales, révérant les esprits comme les animistes, mais s’autorisant toutes les formes d’interactions possible avec eux, tant pour les flatter que pour les mettre en colère. En fait les druides ont fini par cataloguer les esprits dans des registres de comportement et d’habitudes qui leur permet de savoir que certains sont plus enclin à satisfaire leurs désirs selon qu’ils sont serviable ou colérique. En fait, le druide va même plus loin en reconnaissant que ce qui est un esprit « en colère » pour un animiste n’est qu’une vue infondée. Pour le druide, il est impossible de réellement dire qu’un esprit est en colère ou flatté, ils ont un mode de pensée et d’être trop différent des mortels incarnés pour être ainsi assimilés.

Contrairement au chaman, davantage tourné vers le monde spirituel, et l’animiste, qui se targue de réduire ses interactions avec les esprits au strict essentiel mais n’embrasse pas vraiment les avantages du lien corps/esprit, le druide est un précurseur dans un domaine en particulier qui concerne le contrôle du corps. Suivant la logique qui veut que les esprits purs peuvent induire des changements dans le monde matériel en ce liant à lui, le druide induit des changements sur son propre corps ou le corps d’autrui en exploitant le lien autrement plus fort de l’esprit d’un être incarné avec son être physique.

De la même manière, s’ils conservent par tradition un grand respect pour les esprits purs, ils se sont attaché à comprendre la spiritualité dans son ensemble et en l’occurrence à développer des relations privilégiées avec d’autres esprits incarnés comme ceux ceux des animaux. Ils sont de ce fait et au travers d’une compréhension plus globale du monde, les premiers à découvrir l’harmonie et la métamorphose. Depuis ce temps, le druidisme est et demeure la voie la plus accomplie de la magie naturelle.

Le Mentalisme

C’est le chamanisme qui a donné naissance à cette forme abâtardie de pratiques de magie naturelle qui se concentre uniquement sur le pouvoir de l’esprit sur l’esprit. Au départ, l’intention était de pousser l’exploration des capacités de l’esprit désincarné, soit dans sa confrontation avec le monde spirituel, soit dans son rapprochement avec le monde matériel sans pour autant réintégrer son corps d’origine.

Poussée à son paroxysme cette expérience permit à l’esprit d’atteindre d’autres esprits incarnés mais aussi d’altérer la matière d’une façon similaire aux esprits purs et ce même en restant incarné. Ceux qui ont emprunté cette voie ont complètement abandonné l’idée de manipuler les esprits purs, trop imprévisible ou parfois trop difficile à dompter, et ont entraîné leur esprit à manipuler directement d’autres esprits ou la matière, forgeant une science pratiquement à part.

Ils ont été rejeté par les différentes culture à l’origine de la magie naturelle, étant donné que leur pratique ne semble plus tout à fait magique. Elle le paraît encore pour ceux qui ignorent la capacité des mages de ce mouvement, mais les véritables mage naturelle savent que le pouvoir qui est le leur n’est pas celui des esprits, mais simplement celui de leur esprit.

Les mages des arcanes se sont appropriés cette approche, développant par eux-mêmes des pratiques mentalistes, mais sous forme de magie, incapables qu’ils sont d’atteindre le niveau de discipline de l’esprit des véritables mentalistes, ou trop paresseux pour étudier et comprendre la nature de leur art.

Dans quelques cultures de l’Omnivers, cette pratique a fini par être appelée le psionisme ou simplement les pouvoirs mentaux.

L’Animagisme

Les Animages ou Animagus sont issus du druidisme. Ils ne conçoivent la plénitude de leurs dons et de leur rapport avec le monde qu’au travers de la métamorphose en animal. Leur approche est originellement spirituelle et naturelle, même si les mages des arcanes ont fini par copier à leur manière ce courant de pensée de façon assez perverses. Pour les animages, le règne animal est le seul exemple à suivre. Ils estiment que tous disposent du don naturel de se transformer et qu’explorer toutes les facettes de cet art, et vivre dans la nature sous différente forme est la seule manière d’atteindre l’harmonie.

Les animages sont assez détaché de leur culture et ne forment pas un courant de pensée cohérent. D’un naturel individualiste, et généralement dénué du moindre sentiment de matérialisme, les animages se contentent de vivre et transmettre leur savoir sans se soucier du reste du monde.

Influence du Pouvoir de l’Esprit sur les mages naturels

L’utilisation de la magie naturelle exerce, avec le temps, une influence sur le lanceur de sort. Comme la magie des arcanes produit la Marque du Mage et comme la magie divine influence l’âme du mage divin, la magie naturelle transforme progressivement et de manière profonde celui qui en fait usage. Ce pouvoir étant bâtie sur la connaissance particulière et la relation de connivence s’exerçant entre le corps et l’esprit, le déclenchement d’un pouvoir de l’Esprit laisse systématiquement une trace dans le corps.

Ce marquage lent et indistinct devient de plus en plus évident avec le temps. S’il marque d’emblée le personnage en raison de ses affinités naturelles avec les éléments, il véhicule des caractéristiques en rapport direct avec ses préférences spirituelles. Le mage naturel cultive en effet des rapports étroits avec des esprits ou des éléments plus que d’autres. Ceux-ci s’incarnent progressivement dans son apparence physique. Par exemple, la connivence avec les esprits de l’air affine la silhouette et rend le personnage maigre et aérien dans sa démarche. Au contraire, une relation assidu avec les esprits de terre le rende plus massif et trapu. Un mariage récurrent avec les esprits végétaux déforme le corps cassant sa symétrie de façon subtile, etc..

Un personnage-joueur devra élaborer une apparence à son personnage qui est significative des esprits avec lesquels il traite habituellement. Si ses rapports évoluent dans le temps, son apparence pourra changer progressivement en conséquence. Cela se déroule sur des années et est généralement aussi rapide que l’usage de la magie est fréquent. Les changements les plus rapides concernent généralement la couleur des cheveux et celle des yeux avant de modifier le physique de façon plus profonde. Aucune de ces métamorphose involontaire ne change assez significativement la taille et l’apparence pour le faire paraître le personnage hors des caractéristiques de sa race.

Le pouvoir de la Foi

On l’appelle également Magie Divine. La désignation de magie « divine » est abusive dans le sens où tout ce qui découle de cette magie n’est pas obligatoirement d’essence divine. Cette terminologie est ici utilisée pour garder une appellation homogène avec les autres types de magie, mais on parlera volontiers de foi indéfectible ou de foi absolue pour parler de cette forme de magie.

Origine

De tout temps, les mortels ont eu ce besoin de croire à quelque chose qu’il ne peuvent percevoir pour combler le vide de leurs connaissances. La nature a horreur du vide et les êtres vivants conscients sont, par nature, incapable de se satisfaire en l’état de ce qu’ils ne peuvent expliquer. Il en découle une interprétation parfaitement arbitraire et le plus souvent imagée de cela. A cette grande question « pourquoi l’univers ? », les plus inventifs des mortels élaborent une réponse qui leur convient, plausible compte-tenu des circonstances, et qui devient, avec le temps, au travers des traditions et des générations, un mythe.

Un mythe repose assez souvent sur un fond de vérité. Et puis surtout, les mythes ne sont pas toujours aussi fantaisistes qu’on le croit. Le fait est que la croyance en un mythe s’appuie davantage sur la foi d’un individu que sur ses certitudes, et l’incertitude de l’existence ou de la non existence d’une entité divine demeure fermement la plupart du temps. On qualifie de religion un mouvement de personnes vouant leur vie au service de la propagation et l’entretien d’un mythe pour lequel elles nourrissent une foi indéfectible. Pour les religieux, les dieux de leurs mythes existent et influencent leur vie. Parfois même, les dieux influencent toutes les vies mais certains choisissent d’ignorer cette possibilité laissant aux religieux le soin d’y croire. Il existe véritablement des lieux, des époques et des cultures où la réalité rejoins la fiction d’un mythe et où les tenants d’une religion bénéficie, au travers de leur foi, de véritables pouvoirs.

Pour un œil totalement extérieur, l’idée d’un dieu ou d’une entité toute-puissante et omnisciente accordant ses faveurs à un mortel est difficile à admettre. Car la vrai question est pourquoi, si une telle entité existe, ferait-elle une chose pareille ? La question est souvent légitime mais mal posée en vérité. Plusieurs régions de l’Omnivers peuvent témoigner de l’existence concrète de dieux qui se sont incarnés et ont fait la démonstration de leurs pouvoirs et de leur intérêt pour la vie des mortels. Il n’en demeure pas moins que prêter des intentions similaires à celles des mortels à une telle entité est une absurdité. Comment un être désincarné et immortel véhiculant une philosophie plus ou moins étroite pourrait-elle raisonner comme un mortel incarné définitivement incomplet à la recherche d’un accomplissement le plus souvent impossible à atteindre ?

La vérité la plus probable à ce sujet est que les dieux, ou plutôt, les forces qui agitent l’univers, se lient tantôt à un mortel qui en devient une extension. Un tel mortel, quelle que soit sa croyance, quelle que soit sa volonté, quelle que soit son histoire, agit en croyant faire ses propres choix (même si ceux-ci lui semblent dictés) et ne fait que remplir l’office de la force à laquelle il est lié. Que cette force ait ou non une personnalité ou des intentions propres, rien ne la distingue de l’être qui véhicule son pouvoir. Cette interprétation a tendance à démystifier le concept même de religion ou de croyance, mais laisse entrevoir qu’elles sont en fait indissociables tant du mortel qui les sert que de la ou des entités qui s’y rattachent.

Autrement dit, à la question fondamentale et récurrente que l’on pose « les dieux existent-ils ? », il n’y a aucune réponse ferme et définitive. En revanche, la magie divine existe-t-elle ? A cette question, la réponse est « oui » et est indiscutable. Des personnes sont véritablement capables de prouesses qui ne sont pas issue d’une interaction entre les esprits et le monde matériel, ou d’une manipulation contre nature de la réalité. De voir en cette forme de pouvoir un contrat entre la personne et une entité omniprésente et immatérielle n’est qu’une interprétation. C’est avant tout avec la conviction d’accomplir un dessein particulier qu’un mage divin développe des pouvoirs, et l’origine de ceux-ci reste un mystère irrésolu.

Toutefois, il existe une hypothèse relativement plausible. L’être vivant se compose à la fois d’un corps et d’un esprit, et il disposerait d’une troisième composante : l’essence. On la nomme aussi âme ou force intérieure. Elle porte en elle l’essence de ce qui constitue un être, d’où son nom. L’essence serait une énergie imprégnée de la personnalité de l’individu qui existe grâce à elle. Et cette essence serait le constituant principal des grande forces qui gouvernent l’univers. Qu’il s’agisse de dieux ou de purs concepts désincarnés, elles ne seraient qu’essence. Quant à dire qu’elle s’en nourrissent ou disposent du désir d’accroître leur force, ce serait encore une fois prêter des intentions à quelque chose qui n’en a peut-être pas. Toujours est-il que la foi serait la seule manière de marier son essence avec l’une ou l’autre de ces forces, d’en faire partie et, par ce biais, l’essence globale de la force à laquelle on s’adresse réagit aux désirs des êtres qui y sont liés. Si l’essence d’un être le façonne, l’essence d’une entité ou d’un concept façonne à elle seule des pans entiers de l’Omnivers. Le désir conscient d’un être ainsi lié à cette essence se reflète donc de toutes les manières possibles et imaginable dans sa réalité. Telle pourrait être la véritable nature des pouvoirs de magie divine.

Différentes voies

Il se dégage à travers les âges et les régions de l’Omnivers différentes voie dans la pratique de la magie divine.

Le cultisme

Cette terminologie barbare désigne ce qui est le plus répandu à travers l’Omnivers, à savoir, l’interprétation religieuse de la magie divine. C’est par ailleurs la voie fondatrice de cette magie. Le culte d’entité nommée disposant de pouvoirs au-delà de la compréhension et d’un rôle précis dans une cosmogonie est la forme la plus fréquente de croyance. Si ce n’est pas le culte en lui-même qui est à l’origine du pouvoir des cultistes, il a en tout cas une influence non négligeable sur la société qui l’a vu naître. La religion façonne nombre de pratiques, d’us et de coutumes chez un peuple. Il n’en reste pas moins que ceux qui bénéficie des pouvoirs de la magie divine sont plus ou moins nombreux selon le contexte. Il est fréquent que la rareté du don soit largement exploitée par les nantis tenants d’une religion. La croyance n’en est généralement que plus solide.

Les cultes sont tous organisés de façon différentes. Cela dépend du dogme fondateur, du ou des dieux concernés, de la société dans laquelle le culte évolue, et de sa place dans celle-ci. Le plus souvent, les principaux officiers de pouvoir au sein du culte sont des prêtres ou des prophètes. La magie divine peut parfois être enseignées ou bien, à l’inverse, être un critère de recrutement.

Le Philosophisme

Plus rationnel que la croyance religieuse, c’est la croyance en une forme immanente de raison, telle que la justice, le bien-être, la vérité, le bien, le chaos, le mal, etc. qui peut donner naissance à la foi indéfectible. C’est ainsi qu’un être peut structurer sa vie de façon telle à ce qu’il croit que toute autre manière de faire serait absurde ou irrespectueuse de son modèle. Il n’entend pas forcément l’imposer aux autres, mais suit ses préceptes comme le ferait un religieux avec les règles de vie imposée par son ordre. Cette foi en une philosophie ou un concept accorde exactement les mêmes pouvoirs que les prêtres ou les adeptes de religion.

Le philosophisme est apparu après le cultisme. Certains mythes n’ont en effet pas survécu à la montée en force de la raison qui, malgré les progrès de la science, ne pouvait pas davantage expliquer la nature des pouvoirs divins. En réalité, les mythes ont été effacés pour ne laisser transparaître que les formes les plus basiques d’enseignement. Une sorte de transformation de la notion de foi vers quelque chose de plus générique qui ne nécessite pas de l’enrober de paraboles ou de récits qui n’ont probablement jamais eu lieu.

Si le philosophisme peut se structurer en groupes et en ordres, cela s’avère beaucoup moins fréquent que les religions. Le philosophisme est le plus souvent né d’un processus de recherche individuel. Toutefois, il existe des écoles de pensées et des ordres souvent assimilés à la religion qui véhiculent ces philosophies et forment des adeptes capable d’utiliser la magie divine.

La Discipline

La Discipline est un art qui s’est forgé sur le tard sur la base du philosophisme. La Discipline exclut que l’être soit une part indivisible d’un tout. Elle le considère comme un acteur dont le pouvoir de décision influence l’évolution. S’opposant en cela au cultisme et au philosophisme qui pose les mythes ou les idées comme des choses immuables, la discipline s’efforce de décrire ces concepts comme un résultat et non un fait. Les disciples se sont convaincus que leurs actions ne s’inscrive pas dans un mouvement mais le fabrique, donc, que le pouvoir de foi indéfectible qui est le leur est au service de ce qu’il en feront et non au service de ce qu’on attend d’eux.

Cette approche radicalement différente laisse de côté la croyance en quelque chose et renforce la croyance en soi. D’un point de vue extérieur, et principalement de la part des cultistes ou des philosophes, la maîtrise de la magie divine des disciples est une aberration. Mais cela fonctionne.

La Nécromancie

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce mouvement de magie est issue directement de la magie divine et non de la magie des arcanes. En réalité, cet art n’a, à l’origine, pas du tout la même connotation négative qu’on lui donne aujourd’hui. La nécromancie est l’art de transcender la mort. Dans la plupart des cultures, la mort est un phénomène qui se retrouve au coeur de toutes les croyances. La question de savoir s’il y a une vie après la mort est le plus souvent résolue par les religions, et certaines, dans leurs dogmes, admettent qu’on peut aussi revenir de la mort dans la vie. Ce n’est pas toujours quelque chose de positif, mais les dieux de ces mythes étranges donnent souvent des raisons d’y croire.

C’est sur ce constat que certaines sociétés ont autorisé à ce que la magie divine servent aussi à ramener les morts à la vie ou, pour le moins, à contacter l’âme des défunts après leur mort. Ne serait-ce que pour pallier à la problématique posée par les morts-vivants (un phénomène presque aussi vieux que l’Omnivers), la nécromancie s’est avérée très vite une pratique utile. La science de la mort est partie d’un bon sentiment, sévèrement cadrée par les organisations religieuses, mais elle a fini par échapper à son idéologie première pour acquérir peu à peu une très mauvaise notoriété. Rejetée par les instances qui ont permis sa naissance, la nécromancie a été proscrite dans de nombreuses cultures. Par ailleurs, l’art en lui-même a fini par se perdre, s’enrichissant de pratiques honnies désormais associées à ce nom.

C’est ainsi que les nécromanciens sont lentement devenus ce qu’ils sont, des gens exploitant les morts, se servant d’eux pour servir leurs desseins. Cela en est même au point où la majorité des dogmes religieux rejettent l’idée que la nécromancie soit de la magie divine, ce qui n’est qu’en partie vrai. Si les mages des arcanes ont également su reproduire cette pratique, il n’en reste pas moins que la moitié au moins des nécromanciens sont bien des adeptes de la foi indéfectible, souvent associés à des cultes morbides ou à des philosophies sombres et discutables.

Influence de la Foi sur les mages divins

Comme la magie des Arcanes ou la magie Naturelle, la magie Divine déteint sur l’existence d’un lanceur de sort de cette magie. Elle influence, par effet miroir, le personnage qui en fait usage. A force d’incarner les désirs ou le concept d’une entité supérieure pensante ou non, l’âme du lanceur de sort est de plus en plus imprégné par lui. Plus le temps passe et moins le personnage est flexible, moins il doute ou n’éprouve le besoin de remettre en question ses actes. Cela affecte profondément son caractère.

Le mage de la Foi devient peu à peu une extension de ce en quoi il croit. Il adhère si profondément à cette conviction qu’il ne s’en rend même pas compte. Un personnage-joueur incarnant un lanceur de sort divin doit faire évoluer le caractère de son personnage en conséquence. Il doit adopter une attitude qui renforce son incapacité à infléchir certaine de ces décisions. Par exemple, un prêtre d’un dieu de la guerre finira par adopter l’idée que la guerre est la solution de tous les problèmes et qu’il faut accepter d’emblée toutes les solutions conflictuelles. Un paladin épris de justice ne pourra pas laisser se commettre le moindre crime sous ses yeux sans réagir. Un moine contemplateur ne verra plus l’intérêt de faire autre chose que rechercher et contempler la vérité immanente des choses.

Il faut voir à travers la pratique de la Foi une voie tracée vers une vision absolue qui confine tôt ou tard au fanatisme. Le mage de la Foi ne pourra plus se détacher de cette voie sans mutiler son âme.

Le pouvoir des Arcanes

Respectée ou crainte pour sa puissance, haï pour sa nature, la magie des arcanes est le moyen offert à ceux qui ne nourrissent aucune affinité avec les esprits ni n’entretiennent aucune foi, pour réaliser des choses incroyables. D’aucuns la voient comme une solution opportuniste et désastreuse pour l’intégrité de l’univers, d’autres ne l’estiment que pour ce qu’elle leur apporte, mais dans l’ensemble de l’Omnivers, elle n’a pas très bonne réputation.

Origine

La magie des arcanes ne serait rien sans la magie divine. Elles n’ont pas grand chose en commun, mais de ceux qui ont les premiers touchés les pouvoirs de la foi indéfectible, leur entourage furent les premiers à jalouser ce qu’ils ne pouvaient eux-même accomplir. Partant du principe que les dieux pliaient le monde à leur volonté au nom de leurs prêtres et adeptes, les premiers de ces jaloux cherchèrent tout simplement un moyen d’en faire autant. La magie naturelle est loin de les avoir autant inspiré, attendu que les esprits n’étaient, tout comme les dieux, accessibles qu’à ceux qui adoptait un certain comportement. C’est en découvrant que certaines créatures aussi dangereuses qu’anciennes, telles que les dragons, manipulaient des forces qui n’étaient ni divine, ni spirituelle, mais pouvait accomplir de véritable prodige magique, que les mortels s’évertuèrent à reproduire leurs capacités.

Les premiers mages des arcanes ressortent ainsi comme des individus odieux et profiteurs, car il n’avait ni la noblesse d’âme pour inciter les dieux à les aider, ni l’ouverture d’esprit pour atteindre la dimension spirituelle. Quand bien même ils pouvaient être animés de bonnes intentions (tout comme être des salauds, l’un n’excluant pas l’autre), leur art les faisaient automatiquement passer pour des monstres cultivant un pouvoir obscur pour leur seul bénéfice.

Les mages des arcanes ne sont pourtant pas dénué de qualité. Car, que faut-il pour exercer la magie qui est la leur ? Une connaissance encyclopédique des mécanismes énergie/dimension/matière qui les entoure et une volonté sans faille pour jouer avec. Là où les mages divins et les mages naturels sont le plus souvent les spectateurs de leur magie, les mages des arcanes sont de véritables artisans. Ils manipulent directement le tissu de la réalité, et fatalement, prennent des risques. Car si la magie des arcanes a parfois mauvaise réputation, c’est aussi parce qu’elle n’est pas absolument fiable. On peut provoquer des catastrophes avec la magie divine ou la magie naturelle, mais c’est le plus souvent le résultat souhaité. Des catastrophes arrivent avec la magie des arcanes et c’est rarement voulu.

Après quoi, il faut relativiser. Le temps a permis à de nombreux peuples et sociétés de redorer le blason de ce type de magie en l’encadrant mieux, faisant de lui un art raffiné et même envié. Ce n’est pas sans parfois dénigrer les autres formes de magie, reléguant la magie naturelle à des pratiques primitives, et la magie divine à de l’obscurantisme ou de la soumission. La magie des arcanes reste une forme de magie sauvage, libre et dénuée d’entraves au travers de laquelle ressort parfois le plus mauvais côté des mortels à la recherche du pouvoir et qui ne l’obtiennent ni par l’acceptation des limites de la nature, ni par l’humilité dans la croyance en une puissance supérieure. Dans l’Omnivers, on peut malgré tout rencontrer encore beaucoup de pratiques différentes, des plus détestées aux plus développées.

Les différentes approches de la magie des arcanes

Beaucoup des approches décrites ci-après font office d’historique pour le développement de la Magie des Arcanes dont la perception sociale est le principal vecteur de sa catégorisation soit en tant que pratique honnie soit en tant qu’art spectaculaire.

Le Draconisme

Cette approche de la magie des arcanes est fondatrice. Inspirée directement de la magie des dragons, le draconisme a poussé ses pratiquants à se procurer d’une manière ou d’une autre une ascendance draconique par le biais du sang. Ceux qui possédaient ainsi le sangs des dragons pouvaient pratiquer la magie. Ne serait-ce qu’à cause de l’affront fait à la race draconique, les draconistes furent chassés et anéantis. Les dragons ayant la particularité d’être génétiquement compatibles avec n’importe quelle race ont malgré tout laissé une trace de leur sang dans des générations de mortels à travers les âges. Si l’on peut aujourd’hui prétendre qu’il n’y a aucun pré-requis pour maîtriser la magie des arcanes, qui sait si cela ne résulte pas de la présence, même lointaine, de sang de dragon en tout un chacun ?

Toujours est-il que les draconistes ont disparus et ont laissé en héritage la magie des arcanes aux générations suivantes. Les vieux sorts de magie draconiste peuvent encore être retrouvés mais ne sont utilisables qu’à condition de posséder le sang des dragons. Ce sont des sorts puissants faisant fi de tout respect pour la réalité qu’ils plient sans concessions, tout comme la magie des dragons procède, du reste. Cette forme de magie n’est plus pratiquée à part par des héritiers du sang des dragons qui peuvent encore subsister et qui entretiennent leur lignée pour disposer encore de ces pouvoirs.

L’Elémentalisme

Ce mouvement de magie des arcanes s’est évertué à reproduire la plupart des capacités des mages naturelles. Après la disparition brutale des draconistes, les quelques érudits qui reprirent leurs travaux optèrent pour une vision plus modeste et humble de la magie des arcanes, tentant d’imiter les interactions que les esprits produisaient avec la matière de façon à ce que la pratique des arcanes soient moins éprouvante pour la réalité. Ceux qui parvinrent à ce résultat fondèrent le mouvement des élémentalistes, des mages encore aujourd’hui très attachés à limiter leur pratique de l’art des arcanes à des sorts en phase avec la nature.

Dans certaines cultures, cela a contribué à rapprocher les mages des arcanes des mages naturels, au point de ne plus faire la différence entre eux sur le type de magie à leur disposition. Mais pour les autres mages des arcanes qui se sont développés, les élémentalistes sont considérés comme rudimentaires et volontairement limités dans leurs capacités.

Sorcellerie

Premier mouvement avec l’élémentalisme à naître après la chute du Draconisme, la sorcellerie ne s’est pas appelée elle-même ainsi. Le nom même a une connotation maléfique et même si l’on fait le bien avec la magie des arcanes, on est rapidement déconsidéré par la nature de la magie employée. La sorcellerie a cherché à imiter le pouvoir de la magie divine dans tous les domaines et sans restriction. C’est une magie qui a donc pris des libertés avec ses propres conséquences. Sorciers et sorcières ont ainsi été catégorisé et se sont vus attribué nombre de désastres et malheurs qui ne sont même pas de leur fait. Devenant des parias et des êtres dangereux par leur seule réputation, les adeptes de la sorcellerie n’ont jamais formé de groupes, préférant l’anonymat pour assurer leur sécurité.

La sorcellerie a survécu à travers les âges, même dans les cultures les plus évoluées où la magie des arcanes est mieux considérée, car il existe pratiquement toujours des endroits isolé où le dépositaire du don ne cherche pas à rejoindre une communauté de mage et est mal vu parmi les gens qui l’ont vu naître. En soi, la pratique de la sorcellerie s’entoure d’us et de coutumes étranges qui la font paraître bizarre, mais qui n’apportent ni n’enlèvent rien de spécial à la magie pratiquée par elle-même. C’est juste que les sorts et les rituels pratiqués portent en eux cette signature très particulière de la magie qu’on se doit de pratiquer caché car elle n’est pas belle à voir.

La Nécromagie

Le mouvement de la magie divine appelée la nécromancie a inspiré une évolution de la branche de la sorcellerie pour donner naissance à la nécromagie. Les nécromages ou nécromants se distinguent des nécromanciens par la nature de la magie dont ils se servent, mais leur vision de la mort et l’exploitation des morts est en revanche parfaitement identique. On notera toutefois que leurs motivations peuvent être très différentes. Les nécromanciens sont le plus souvent inspiré par une déité en rapport avec la mort ou lié à un culte ou un mythe, voir simplement à des rites, concernant le cycle de la vie et de la mort. Par essence, le nécromage n’est pas animé par la foi, mais juste par ses besoins, et ce qu’il fait avec les morts transgresse généralement la morale, ce qui n’est pas toujours le cas du nécromancien dont les actions peuvent s’inscrire dans sa culture.

Les deux sont toutefois interchangeables quant aux actions qu’ils peuvent mener avec et contre la mort, y compris les pratiques les plus honnies comme le vol de vie ou l’animation des morts. La nécromagie est l’un des arts des arcanes les plus détesté tant par le contexte morbide où il s’exerce que pour sa propension à aller à l’encontre du respect dû aux morts dans la plupart des cultures civilisées. Il n’est pas rare de considérer la nécromagie comme perverse et ses pratiquants comme inspiré par le mal et dévoué à de sombres desseins. Il est culturellement difficile d’admettre qu’un nécromant puisse être animé de quelques bonnes intentions que ce soit.

L’Alchimie

Les alchimistes ne sont pas nécessairement des lanceurs de sorts, pourtant leurs connaissances proviennent essentiellement de ce qui a survécu à la sorcellerie dans les cultures civilisées. Les composés alchimiques ne peuvent être manipulés que grâce à la connaissance induite par la maîtrise de la magie des arcanes. Moins qu’un mouvement, l’Alchimie est avant tout une science à part que l’on pratique souvent en plus d’une forme de magie, les arcanes étant la plus en phase avec cette pratique.

Le Grand Arcane

Dans les civilisations très évoluées, la magie des arcanes s’est extirpée de la fange de la sorcellerie pour rejoindre le rayonnage des bibliothèques des sciences les plus prisées de la société. Respectée par les adeptes de la magie divine, reconnue par les mages naturels, elle a pignon sur rue, se développe au seins d’écoles très cadrée, et est cernées par des lois qui en restreignent l’usage en bon intelligence. Le Grand Arcane est l’évolution la plus aboutie de la magie des arcanes, tant sur le plan sociétal que pratique.

Influence des Arcanes sur les mages des arcanes

Ainsi qu’il est expliqué ci-après et de façon comparable aux Magie Naturelle et Magie Divine, la pratique de la Magie des Arcanes marque de façon significative tout ceux qui en font usage. Cela se présente sous la forme d’une « signature de mage » ou « marque du mage », une caractéristique qui résulte d’un rééquilibrage naturelle des forces en présence lorsque la magie des arcanes altère la réalité. Cette marque est unique et systématique pour chaque mage. Ceux qui se sont essayé à la masquer ont toujours échoué.

La marque se distingue par son incongruité. Elle peut-être composée de son, de forme, de couleur, d’odeur, de sensation ou d’un savant mixage de tout ça à la fois. Quelqu’un d’attentif ne peut pas manquer de la remarquer à chaque fois que le personnage lâche les effets d’une incantation. Par ailleurs, l’intensité de cette marque sera fonction de la puissance et de la compléxité du sort. A noter aussi que la marque du mage se propage à partir du centre de l’effet du sort. Autrement dit, si le sort est lancé à distance, ce sont les cibles qui sont les témoins immédiats de cette marque.

A noter qu’une marque de mage ne peut en aucun cas constituer une gêne ni interagir de quelque façon que ce soit avec l’effet de la magie. C’est un évènement parfaitement neutre et sans conséquence qui se dissipe presque aussi vite qu’il est apparu.

Un personnage-joueur a l’insigne honneur de pouvoir définir lui-même la marque qui lui est destinée. Il peut ainsi faire correspondre celle-ci à ses désirs et à sa personnalité. Une fois la marque choisie (généralement avec l’acquisition de la maîtrise de la Magie des Arcanes) elle est indélébile et définitive. La marque doit toujours être décrite comme un élément repérable. Sa discrétion dépendra surtout de la puissance des sorts lancé. Plus un sort requiert de puissance et d’énergie, plus la marque sera intense à cet instant.

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