Sphinx

Tel qu’il se présente dans nos mythes terriens, créature fantastique au corps de lion, aux ailes d’oiseau et à tête humaine, le Sphinx d’Alméra est un être semblant issu d’un mélange improbable entre un humain, un lion et un aigle. Animal solitaire, vorace et dangereux, il est difficile d’affirmer si cette créature est membre d’une espèce ou n’est qu’une aberration. Pourtant, les témoignages atteste de l’existence de sphinx aux caractéristiques femelles et d’autres aux caractéristiques mâles, ce qui tend à en faire une espèce sexuée relativement proche des mammifères.

Origine

L’origine des Sphinx se perd dans la nuit des temps. Même si ces créatures ont une longévité exceptionnelle, elles ne disposent d’aucune histoire écrite et leur tradition orale ne mentionne rien de la manière dont elles sont venues au monde. D’aucun invoque l’idée d’une expérience menée par les premiers Dragons avec le règne animal pour forger une forme de vie plus évoluée que celles qu’ils côtoyaient à l’aube des temps. À ce titre, la plupart des formes de vie dites Plurimorphe de la catégorie Erratique pourraient, selon les mêmes savants, partager la même origine.

Plusieurs études attestant que les Sphinx possèdent naturellement des talents magiques tendraient à indiquer qu’ils disposent du sang des dragons en vertu d’une théorie qui défend l’idée que les dépositaires de la Magie des Arcanes sont tous des héritiers lointain des Dragons. En tout cas, cela leur donnerait une capacité à se reproduire à partir d’une population très faible sans risquer la moindre dégénérescence. Dans les mondes qu’ils parcoure, les Sphinx n’aurait donc guère changé leurs habitudes à travers les âges, préservant leur solitude et leur intimité un peu à l’instar des Dragons et ne se rencontrant en membre de sexe différents que pour une courte période de reproduction.

Les Sphinx, possédant une intelligence et une mémoire phénoménales, véhiculeraient depuis des siècles l’histoire de leurs ancêtres et des contrées où ils sont vécus, à ceci près qu’Uyadan les a tout autant atteint que les autres races. Il est même probable qu’en ayant oublié nombre de faits concernant leur race, ils aient du mal à retrouver les leurs pour perpétuer l’espèce. Quelques-uns ont, depuis Uyadan, été aperçu aux abords des zones habitées d’Aodissia, à la surface du Royaume Dudin ou dans les hauteurs des régions montagneuses du Domaine Elfin, mais il n’est fait mention d’aucune attaque de leur part, contrairement à ce que raconte les livres écrits avant Uyadan, mentionnant tant les ravages que la puissance et la fierté de ces créatures lorsqu’elles erraient plus librement sur Alméra.

Anatomie

En dehors du fait que les Sphinx mâles sont plus massifs que les Sphinx femelles et que leur visage humain et les attributs de leur genre les distinguent clairement, les Sphinx partagent tous les mêmes caractéristiques anatomiques. Leur corps de la queue aux pattes et au poitrail est celui d’un lion faisant en moyenne deux mètres au garrot. Prenant racine sur les flancs et aux épaules, des ailes ressemblant à celles d’un aigle et de proportion suffisante pour porter l’ensemble du corps, se déploient. La tête est en partie léonine, conservant de l’animal sa crinière faisant office de chevelure au visage humain apparaissant en lieu et place du museau. Même si sa mâchoire est celle d’un humain elle est très carrée et exagérément proéminente. Du reste, la dentition n’est pas vraiment comparable à celle d’un humain et pour cause, il est démontré que la mâchoire d’un Sphinx peut sans peine briser les os et déchirer le métal.

Les traits humains du sphinx sont significativement masculins ou féminins entre le nez et le front, le masculin présentant des traits assez épais, grossiers et rudes, là où le visage du féminin est plus fin et lisse. Par ailleurs, les mâles peuvent avoir une pilosité faciale semblable à l’humain, sauf que les poils sont systématiquement léonins en apparence et en couleur et se confondent avec la crinière. Une moustache ou une barbe pourra donc pousser autour de la bouche et rejoindra les poils de la crinière sur le pourtour du visage. On notera aussi que la peau du visage n’est pas tout à fait lisse mais recouverte d’un duvet qui donne un légère coloration fauve au visage. Du reste, l’épiderme du visage est largement plus épais et résistant que celui d’un humain.

Sa haute taille et sa forme confèrent à un Sphinx une masse équivalente à celle d’un cheval de trait. Même s’il s’agit d’une créature ailée, contrairement aux oiseaux, ses os ne sont pas creux et la puissance de ses ailes pour être capable de le soulever est considérable. Du reste, le Sphinx est d’une grande agilité aérienne et emprunte en cela un vol comparable à celui d’un aigle, toute proportion gardée.

Particularités anatomiques

En dehors de son apparence, les Sphinx possèdent des caractéristiques physiologiques internes tout à fait étonnante expliquant en partie leurs capacités et leurs pouvoirs.

Tout en double

Les Sphinx sont dotés de deux systèmes vasculaires presque indépendants réalisant des fonctions différentes. En effet, les organes internes et les fonctions cérébrales sont régulés par l’un alors que l’autre alimente les muscles. Deux cœurs connectés (le seul point de connexion entre eux) situés au centre du thorax, non loin sous l’épine dorsale, abreuvent ces deux systèmes. L’un des cœurs, celui des muscles, est plus gros que l’autre. Les systèmes vasculaires se protègent l’un d’autre par une valvule qui est constamment en position semi-ouverte sauf qu’elle se ferme complètement pour protéger le système vasculaire interne d’une hémorragie externe ou d’un empoisonnement et s’ouvre davantage pour maintenir une pression constante dans le système vasculaire interne en cas de faiblesse de celui-ci. Cette particularité procure au Sphinx une capacité à rester parfaitement lucide même si son corps est blessé ou handicapé.

Les Sphinx possèdent également des poumons sur-développés et pareillement dotés d’un fonctionnement atypique par le biais de deux systèmes respiratoire indépendants sous la forme de deux paires de poumons, chaque système vasculaire échangeant avec chacun d’eux. L’oxygénation des muscles est régis par deux orifices respiratoires situés sous les ouïes et protégé par une excroissance osseuse du crâne. L’oxygénation des organes internes s’opère par le nez. Les poumons « internes » possèdent leur propre infrastructure musculaire pour assurer la respiration même en cas d’affaiblissement des fonctions motrices externes.

Le système vocal

Le voix d’un Sphinx est particulièrement profonde. La richesse de ses intonations dépasse de loin celles des autres races intelligentes. D’ailleurs, cette caractéristiques est, dit-on, la raison pour laquelle un Sphinx possède une prononciation parfaite de toutes les langues qu’il connaît. Sans une bonne oreille, il est possible de ne pas voir de différence entre la voix d’un Sphinx et celle d’un autre (du moins du même genre, les intonations masculines et féminines se différenciant parfaitement), ils ont tous, comme les humains, un timbre unique et différents mais seul un autre Sphinx peut en capter toute la subtilité et reconnaître un Sphinx à la voix. Du reste, compte tenu de sa capacité pulmonaire hors normes et dû à des particularités que l’on n’explique que par la magie, les Sphinx peuvent pousser un rugissement particulièrement puissants capable d’altérer et/ou blesser ce qui les entoure jusqu’à une centaine de mètres de distance. Ils génèrent par la voix une onde de choc pouvant rompre les os ou la pierre ou déraciner un arbre à courte distance, provoquer un arrêt du cœur jusqu’à 20 mètre et renverser un humain jusqu’à 50 mètres et faire tomber les feuilles d’un arbre à sa plus longue portée. Les ondes sonores émises ont un spectre bien particulier et peuvent contenir des ultra et des infrasons parfaitement inaudibles à l’oreille humaine.

Les animaux à l’ouïe très sensible craignent d’instinct la présence d’un Sphinx et fuient pour leur échapper. contraint d’entendre le cri d’un Sphinx, un animal peut devenir définitivement sourd.

Social

Les Sphinx possèdent un cycle de vie assez semblable à celui des Dragons. Ils vivent isolés les uns des autres et s’accouplent trois ou quatre fois dans leur vie avec un partenaire différent, ne restant avec lui que le temps d’éduquer ses petits avant de les laisser vivre leur vie chacun de leur côté. Un Sphinx a cependant une espérance de vie moins grande, d’environ 500 ans, et aucun d’eux n’est connu pour avoir atteint une forme d’immortalité telle que peuvent en connaître les plus antiques dragons. Les Sphinx ne possèdent pas non plus de « cause » et se contentent d’une vie solitaire et recluse, passée à chasser, à se nourrir et à s’amuser avec d’autres formes de vie intelligente.

Bien que cela s’oppose à leur nature, les Sphinx ne désirent pas tant la solitude et aiment le contact de ceux qui, sachant ce qu’ils risquent à leur contact, ont le courage d’aller à leur rencontre et converser avec eux. Les Sphinx adore apprendre des choses et ne se lassent pas de la conversation des autres races pour peu qu’elle lui permet de découvrir de nouvelles connaissances. Certains se risquent aux contacts d’une population érudite pour accéder à des sources fiables du savoir.

Le Sphinx ne se donnera l’occasion d’enseigner ces nouvelles connaissances qu’à ses rejetons et sera peu enclins à les partager avec d’autres. Ils veulent bien apprendre mais garde jalousement ce qu’ils apprennent. Leur but semble être l’enrichissement de la connaissance des leurs et seulement celle-là. Au fil des générations, les Sphinx ont ainsi acquis de nombreuses connaissances, hélas toutes perdues lors d’Uyadan. Chaque parents d’un Sphinx lui enseigne tout ce qu’il sait. Les Sphinx bénéficiant d’une mémoire absolue, ils retiennent absolument tout ce qu’on leur dit et n’oublient rien.

Certains écrits racontent que les Sphinx étaient parfois considérés comme des gardiens de la connaissance et qu’il suffisait d’aller en trouver un pour obtenir des réponses sur de nombreux sujets. Sans doute existe-t-il un moyen d’aller à la rencontre d’un Sphinx et d’en tirer quelques informations sans se faire dévorer, mais ces récits ne l’évoquent pas. En fait, un Sphinx peut tout aussi bien décider de laisser la vie sauve à un voyageur ou le tuer et il n’existe aucun moyen de savoir comment il prend une telle décision. Du reste, leurs expressions demeurent indéchiffrables pour la majorité des mortels. Ils sont généralement placide et n’affiche ostensiblement que certains traits comme la rage lorsqu’ils combattent où l’amusement lorsqu’ils trouvent quelque chose de réellement désopilant.

Cela étant, les Sphinx, bien que redoutables, ne sont pas invincibles, mais ils sont indomptables. A l’instar des Dragons, il se croient bien supérieurs à la plupart des autres races et n’ont finalement que peu de considération pour les races vivants moins longtemps qu’eux. Ils ont du respect pour les Elfins qu’ils leur arrivent de fréquenter amicalement, mais ne considèrent les Humains, les Dudins ou les Gnolls pas mieux que de la nourriture. Il est cependant assez connu que l’on peut parfois éviter de finir dans le ventre d’un Sphinx si l’on a le réflexe de lui proposer un jeu d’esprit ou de lui apprendre quelque chose qu’il ignore. Même si un Sphinx décide tout de même de faire d’un étranger son repas, il écoutera toujours ce qu’il a à dire avant.

Un Sphinx n’ayant pas d’attache, il se contente généralement d’un abri haut perché pour dormir. Il méprise les possession matérielle et ne fait pas spécialement de provisions pour affronter l’hiver. C’est donc à cette période qu’il est le plus dangereux pour les mortels, se contentant généralement de plantes et d’animaux lors des beaux jours. Les Sphinx ne sont pas spécialement des charognards, mais ils peuvent parfaitement consommer des plantes et des animaux morts, n’ayant donc aucune crainte à chasser des Morts si c’est tout ce qu’il a à se mettre sous la dent. Les vertus magiques du Sphinx lui permettent de neutraliser l’énergie nécromantique, de fait, même s’ils détruisent le corps d’un Mort en le dévorant, ils auront dans le même temps détruit son esprit et empêché la naissance d’un Spectre. Confronté à un fort contingent de Morts, l’absence de capacités liées à la Magie de la Foi force généralement le Sphinx à fuir.

Capacités

En tant que race intelligente et évoluée, les Sphinx disposent de facultés magiques et intellectuelles parfois très développées, ceci outre leurs qualités physiques qui les rendent particulièrement dangereux en combat rapproché.

Combat au corps à corps

Les Sphinx sont des redoutables adversaires. La puissance d’un lion de la taille d’un cheval produit des coups de pattes particulièrement violents et des renversement aisé. Même si la mâchoire du Sphinx, exceptionnellement puissante, n’a rien à envier à celle d’un lion, il ne l’utilise que rarement au combat, considérant que « mordre » est d’une certaine bassesse animale. Par ailleurs, cette action expose son visage, une partie de son corps auquel il tient particulièrement.

Un Sphinx pourra aussi utiliser ses ailes pour frapper des adversaires latéralement ou battra des ailes pour se redresser et/ou produire un souffle pour renverser ses ennemis. Contrairement à un cheval, le Sphinx n’a pas de prédisposition à ruer et fait donc tactiquement le nécessaire pour protéger son arrière-train et son dos, les parties les plus exposées de son corps. À moins d’être acculé, un Sphinx ne se battra jamais jusqu’à la mort et préférera fuir. Du reste, s’il est surpassé, le lieu de l’affrontement est un endroit dans lequel il ne reviendra jamais.

Le rugissement du Sphinx

Comme cela a été évoqué dans les caractéristiques de son anatomie, le Sphinx peut pousser un rugissement surnaturel aux propriétés destructrices. C’est l’arme dont il usera en premier en cas de conflit, du moins s’il veut prendre l’ascendant sur un groupe d’opposants ou démolir des défenses et/ou protection adverses. S’il a la certitude qu’il surclasse un adversaire sans ça, il ne rugira pas. Dans le cas contraire, son cri peut avoir des répercutions dévastatrices. Son cri peut généralement tuer n’importe quel être vivant moins massif que lui se trouvant dans les dix mètres. L’onde de choc provoque la dislocation des os et arrache des lambeaux de chairs et de muscles au passage. Une armure solide peut éventuellement permettre d’encaisser en partie le choc mais ses jointures et attaches seront probablement arrachées par l’onde. Seuls les arbres les plus massifs résistent à courte portée, les autres sont couchés et leurs feuilles sont soufflées. Les murs de pierres peuvent, selon leur épaisseur, être brisés ou enfoncés. Les huis ne résistent pas mieux que les arbres bien que de lourds vantaux massifs renforcés de métal puissent résister. Une petite maison classique sera normalement abattue par le cri.

Plus on est éloigné de l’épicentre du rugissement, moins les dégâts sont importants, ce jusqu’à une centaine de mètres. Au-delà, le cri reste assourdissant mais ne provoque aucun dégât matériel. Le rugissement s’entend généralement jusqu’à une dizaine de kilomètres en terrain dégagé. Du reste, ce qui est décrit là est ce qui survient au maximum de l’intensité d’un rugissement de Sphinx. Ce dernier peut moduler et produire des effets moins dévastateurs.

Le rugissement du Sphinx n’est pas qu’une arme. En se hissant au sommet d’une montagne pour le pousser, le Sphinx espère généralement attirer l’attention d’un des siens. Au reste il peut être parfaitement inaudible pour la plupart des mortels étant donné qu’il est capable de moduler sa voix à des fréquences très élevées d’ultra-sons. Les animaux y sont en revanche sensibles et détalent généralement lorsqu’ils l’entendent. L’ouïe des Sphinx est capable de percevoir le même spectre de fréquence que celui qu’il est capable d’émettre et peut donc à la fois identifier et localiser un Sphinx dont il entend le rugissement. Le cri en lui-même peut comporter des variations subtiles constituant un message et indiquant donc à d’autres Sphinx ce qu’il attend d’eux.

Lanceur de sorts

Les Sphinx sont naturellement capables d’apprendre la Magie des Esprits et la Magie des Arcanes. Il n’est donc pas rare qu’un Sphinx soit en mesure de lancer des sorts. Ils se spécialisent dans les effets de dissimulation à base d’illusion, de protection, de guérison et de sapience plus particulièrement. Certains développent de la magie offensive mais ce n’est pas leur spécialité. Lancé par un Sphinx, un sort ne possède qu’une composante vocale. En revanche, leurs modulations et nuances dans la voix sont si riches qu’ils n’ont besoin d’aucun geste ni d’aucune posture pour parvenir à leurs fins. À l’instar d’un mage humanoïde, les Sphinx peuvent lancer des sorts sans avoir besoin de parler, cela leur est juste un peu plus difficile.

À noter que mâles et femelles Sphinx n’ont pas les mêmes affinités. Leur conscience élevées leur permet de percevoir la notion de Substrat et les femelles sont clairement attirées par l’Harmonie alors que les mâles le sont par le Contrôle. Il en découle que les femelles adoptent plus généralement la Magie de l’Esprit et les mâles la Magie des Arcanes.

Un Sphinx connaît en général une demi-douzaine d’effets de sort qu’il utilise souvent. Comme n’importe quel mage, il peut être amené à improviser des nouveaux effets au besoin mais il ne le fait que rarement dans les moments de tension, préférant s’appuyer sur ce qu’il maîtrise à la perfection plutôt que de risquer l’échec. En outre, un Sphinx est parfaitement en mesure d’identifier et de contrer les sorts de Magie de l’Esprit et de Magie des Arcanes lancés par un tiers, qu’il soit de sa race ou d’une autre. Cette affinité avec la magie lui confère une certaines résistance naturelle aux effets magiques, sauf ceux produits par la Magie de la Foi.

Les Sphinx sont, au reste, parfaitement hermétique au concept de la Magie de la Foi. Incapable de se soumettre à quelque forces que ce soit, ils refusent catégoriquement d’admettre que des forces supérieures ou des courants de pensées puissent d’une façon ou d’une autre guider leur existence. Même les connaissances acquises dans ce registre sont classées dans leur case « folklore ». Les Sphinx pensent généralement que les mortels usant de cette forme de magie se fourvoient simplement, usant des mêmes principes magique qu’eux sans vraiment s’en rendre compte. Mais étant incapable d’expliquer l’intensité de ce fourvoiement le Sphinx reste totalement perplexe quand cette magie prend effet autour d’eux. Les sens d’un Sphinx lui permettent de comprendre que ce qui survient est alors parfaitement naturel ce qui classe le phénomène comme fortuit.

Tactique

Les Sphinx n’aiment pas spécialement se battre. Ils aiment la chasse et joueront volontiers avec une proie un peu récalcitrante, mais dès lors qu’ils doivent se battre contre une menace directe, les Sphinx cherchent à en finir le plus rapidement possible tout en s’économisant. Pris par surprise, sa première réaction sera de rugir pour éliminer ou déstabiliser rapidement toute menace immédiate. S’il peut évaluer le danger, cette action ne sera pas forcément la première, surtout s’il est convaincu que ses autres talents seront suffisants pour en finir.

La magie sera donc son deuxième principal atout, notamment s’il connaît des effets magiques utiles en la circonstance. Il ne se risquera au corps-à-corps que contraints et forcés où si cela lui permet d’en finir avec un adversaire plus vite qu’à l’aide de la magie.

Un Sphinx profite au mieux de son rugissement quand il est au sol, mais face à des adversaires agissant à distance ou potentiellement trop dangereux au corps-à-corps, il prendra la voie des airs pour s’éloigner et rester en mouvements. Il peut alors pousser un rugissement plus atténué ou utiliser la magie à distance pour harceler ses cibles et attaquer en piqué. Sa puissance est telle qu’il peut soulever très aisément un homme du sol et le lâcher à bonne hauteur pour le tuer.

S’il en est réduit à s’envoler pour mener un combat, le Sphinx attendra le moment idéal pour mener un assaut sur un groupe d’ennemi relativement proche les uns des autres, en commençant par piquer, puis freiner brutalement avec les ailes battant vers l’ennemi pour le gêner ou le renverser tout en rugissant. Il se pose ensuite et élimine les derniers survivants généralement incapables de résister.

À moins d’avoir un intérêt particulier à tenir une position (ce qui est le cas lorsqu’il protège son aire en période de reproduction par exemple ou lorsqu’il est acculé) un Sphinx préférera la fuite à un combat à mort. Il est nomade par nature et changera d’horizon pour ne plus retomber sur la menace. À noter toutefois que s’il est chassé et qu’il n’arrive pas à se mettre hors de portée de son agresseur, il fera tout pour renverser la situation et détruire définitivement son poursuivant. Dans ce cas, il utilisera au maximum de capacité de voler pour se mettre hors de portée temporaire et préparer toute sorte de piège et d’embuscade pour son poursuivant. Contre un personnage vraiment puissant et exceptionnel, il peut aller jusqu’à requérir l’assistance des siens en priorité ou d’autres créatures intelligentes si les siens sont trop éloignés.

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