Vampire

Seuls morts-vivants ayant un semblant de conscience communautaire, les Vampires ont, semble-t-il, massivement disparus depuis Uyadan. Diverses légendes racontent comment ils furent découverts et comment les mortels luttèrent contre eux. Leur race, condamnée à coexister avec les vivants nécessaires à leur subsistance, n’est peut-être pas éteinte et, si tel est le cas, l’on est en droit de se demander si, depuis la Levée des Morts, ils sont ou non citoyens de l’Empire des Morts. De folles rumeurs prétendent même qu’ils pourraient en être à l’origine.

Origine

L’origine des Vampires se perd dans la nuit des temps. S’il est vraisemblable qu’aucun Vampire n’existait de façon naturelle et que la création du premier d’entre eux résulte d’un concours de circonstance particulier, ceux qui en descendent héritent naturellement de ses caractéristiques. Le premier Vampire existe-t-il encore ? La création spontanée de membres de cette race est-elle possible ? Personne ne sait répondre à ces questions. Toujours est-il que les Vampires que l’on rencontre ont plus de chance d’avoir été créé par un autre Vampire que de résulter d’une transformation spontanée.

Le plus souvent, un Vampire est originellement un mortel transformé. De son origine mortelle, il conserve pratiquement tout, ses souvenirs, son esprits, ses pensées, ses connaissances, ses pouvoirs et même ses ambitions. Certains jeunes Vampires ne supportent pas ce qu’ils sont devenus car dans beaucoup de culture le Vampire est un monstre sanguinaire, un ennemi de toute vie qu’il faut abattre ou fuir, pourtant c’est leur nature qui transforme peu à peu le comportement des Vampires, mais ils ont tous le potentiel à demeurer ce qu’ils étaient de leurs vivants s’ils en ont la volonté, si ce n’est qu’ils doivent changer de régime alimentaire et de cycle de vie. C’est une différence qui n’est pas acceptée par les mortels qui craignent naturellement les Vampires et les considèrent, à raison, comme de dangereux prédateurs.

Il est une constante reconnue et acceptée par les mortels comme les Vampires, c’est que ces derniers n’ont pas d’âme, celle-ci est consumée dans le processus de transformation. Ils sont donc condamnés à plus ou moins long terme à vivre éternellement sous cette forme ou à disparaître à jamais. Dans les cultures et les religions où l’âme revêt une importance critique, la transformation en Vampire est une damnation et les mortels transformés, conscients de cet état, le reconnaissent comme tel. Certains ont le courage de faire le nécessaire pour y échapper en se suicidant dès le premier lever du soleil. D’autres se laissent emporter par leur instinct de survie et finissent par accepter leur nature.

La plupart des Vampires oscillent entre deux visions extrêmes que sont le regret de la vie mortel, ce qui pousse le Vampire à rester aussi social et proche que possible de sa vie d’avant, et l’acceptation de sa nature de prédateur, qui le transforme peu à peu en une bête. Le fait est que se nourrir de sang est non seulement un besoin mais aussi un plaisir et provoquer la mort par le « baiser » lui offre la possibilité d’aspirer l’âme de sa victime ce qui amène le Vampire à vivre une sorte d’orgasme. Il est donc aisé pour un Vampire de sombrer dans la dépravation la plus totale à partir du moment où il a goûté une fois au meurtre.

La transformation en Vampire est extrêmement simple. Le Vampire qui veut procréer doit amener sa victime au seuil de la mort et lui offrir un peu de son sang en retour. L’âme libérée au moment de la mort est consumée par le sang vampirique tout en transformant le corps. Cette transformation est une longue agonie qui peut durer des heures et se termine généralement au lever du soleil. La nuit suivante, le nouveau-né vampirique se relève en proie à une soif inextinguible de sang. Le créateur a toujours un ascendant sur sa progéniture et le forme généralement au self control et à la chasse selon ses propres mœurs. L’adage « tel père tel fils » est particulièrement adapté à cette situation, car sans le contrôle du père, le nouveau-né livré à lui-même deviendra immanquablement une bête sauvage. Le père initie souvent sa descendance à sa manière de vivre.

Anatomie

L’anatomie du Vampire est identique à celle qu’il avait de son vivant, sauf que son sang est animé par l’énergie nécromantique au lieu d’être animée par l’énergie vitale. Le système sanguin et musculaire (incluant le cerveau) continue de fonctionner à l’identique, mais toutes les autres fonctions corporelles s’arrêtent (respiration, digestion, etc.). Le corps ainsi transformé est plus résistant et plus puissant, et dispose d’une capacité à se régénérer particulièrement étonnante. Les ongles du Vampires sont modifiés, renforcés et acérés, ils deviennent de véritables griffes, mais la modification la plus singulière est le renforcement des canines supérieure qui s’allongent et s’aiguisent avec le reste de la dentition. La bouche a tendance à s’élargir et la musculature de la mâchoire se renforce et se transforme, permettant au vampire d’ouvrir la bouche plus grand et de déchiqueter la chair et de briser les os, voire des matériaux plus solides, avec une grande facilité.

Le cœur est l’organe le plus sensible du Vampire, puisque si on lui transperce ou si on lui arrache, le Vampire cesse de « vivre ». A noter que si on lui enlève le pieu ou si on lui remet le cœur en place, fut-il en lambeau, le Vampire peut revivre. Toutes les partie du corps d’un Vampire, y compris le cerveau, dispose de la capacité de se régénérer, même à partir de rien. Par exemple, si on laissait un Vampire avec un pieu dans le cœur, ses chairs finiront par se décomposer et le pieu semblera juste fiché dans la cage thoracique. Mais si on lui enlève, le cœur, le système circulatoire, les muscles et la chair se reformeront à partir de rien. Dans le cas où ses os finirait par tomber en poussière, le pieu finirait immanquablement par quitter la position symbolique du cœur initialement transpercé, et le Vampire pourrait alors se reformer. Si le pieu dans le cœur (ou n’importe quel objet le transperçant) est un bon moyen de neutraliser un Vampire ce n’est pas un bon moyen de le détruire.

Pour détruire un Vampire, le feu est le plus efficace. Un Vampire détruit par le feu est définitivement mort. Mais plus efficace encore est la lumière d’un astre qui, selon l’intensité, est capable de brûler un Vampire en très peu de temps. L’eau vive d’un cour d’eau (même d’un ruisseau) a aussi l’effet d’un acide sur le corps d’un Vampire. En revanche la dissolution d’un Vampire dans un cours d’eau ne permet pas de le détruire définitivement, contrairement au feu.

Les réactions physiologiques d’un Vampire avec le feu, la lumière du soleil ou l’eau vive sont assez mystérieuses et pas facilement explicable. Nombre de morts-vivants totalement convertis par l’énergie nécromantique n’ont aucun problème particulier avec ces éléments (sauf que le feu fait toujours des dégâts). Il est admit que ces faiblesses des Vampires sont situées dans leurs origines (que personne ne connaît vraiment). A noter que la présence de ces éléments (feu, eau vive, soleil) réveille l’instinct de survie du Vampire et lui fait éprouver une crainte voire une peur incontrôlable. Les plus vieux et puissants Vampires ont appris à maîtriser cette peur et à y résister, mais livré à la morsure de ces éléments, le Vampire peut toujours céder à la panique et s’enfuir.

La capacité de repousser les morts-vivants de certains mortels est lié au Pouvoir de la Foi, laquelle puise sa force dans l’âme. Le Vampire est donc incapable d’en faire usage. Les Vampires qui, de leurs vivants, usaient de magie divine, ne perdent pas ce pouvoir, mais tous les effets qu’ils pouvaient maîtriser basés sur la Vision de l’Âme ne peuvent plus être utilisés. Tant qu’un Vampire continue à suivre les préceptes de son dieu, l’usage de la Magie de la Foi lui est toujours autorisé, à fortiori s’il était prêtre, mais tout ce qui est du ressort de l’âme n’est plus sous son contrôle.

Plus un Vampire est vieux, plus il accroît sa force, sa résistance et sa capacité de régénération.

Un étonnant pouvoir des Vampires est sa capacité à transformer l’ensemble de son corps en brume. Assumer cette forme ne lui permet pas seulement de se mettre à l’abri de certaines attaques, elle lui permet aussi de passer à travers tout type d’interstice et de voler. Cette capacité à déstructurer et restructurer son corps est le principal vecteur de son pouvoir de régénération et une telle transformation lui permet de restaurer plus vite son corps, y compris s’il a perdu une partie de son corps dont il peut opérer la transformation même désolidarisée de lui.

Le sang vampirique est une denrée très particulière. Sur un mortel à l’agonie, il a le pouvoir de le transformer en Vampire, toutefois sur un mortel en pleine santé, elle consume une partie de son âme mais lui procure quelques capacités hors normes En outre, c’est un produit addictif et y goûter provoque une accoutumance très rapidement et les conséquences d’un manque sont parfois terribles. Il se trouve que le sang vampirique renforce également les autres Vampires. Plus un Vampire est ancien, plus son sang est savoureux et puissant. Évidemment, les vieux Vampires évitent de discourir sur cet aspect de leur nature pour ne pas tenter les jeunes générations, mais il n’est pas rares que les Vampires se livrent entre eux au cannibalisme pour un peu plus de puissance. Il existe une limite à la force d’un Vampire qui, en vieillissant, finit toujours par l’atteindre. Mais en consommant les leurs, ils obtiennent cette force beaucoup plus vite, raison pour laquelle c’est une activité parfois tentante. Les mortels qui consomment le sang vampirique se damnent petit à petit. Leurs capacités s’accroissent mais s’ils ne se sèvrent pas régulièrement, ils finissent par mourir et se transformer.

Il est aussi reconnu qu’un Vampire possède un magnétisme particulier. En réalité, sa transformation initiale et l’âge perfectionne son corps, accroît sa beauté naturelle et augmente la puissance de sa bête intérieure. Celui-ci lui confère un charisme étonnant et totalement surnaturel, qui suscite une réaction de respect mêlée de crainte. Certains Vampires cultivent ce don et développent leur capacités sociales en relation avec ce charisme. On prétend que leur charme est surnaturel, mais si leur magnétisme étrange est bien d’origine surnaturelle, leur capacité à séduire et convaincre est purement sociale.

Les Vampires ne se reflètent pas dans les miroirs (ni dans aucune surface réfléchissante). Cette particularité est semble-t-il lié à leur faiblesse envers la lumière du soleil. Ce sont des créatures de la nuit, et leur corps absorbent certaines ondes lumineuses. Les yeux des mortels les perçoivent normalement, mais les miroirs sont le reflet de la réalité physique et eux ne peuvent refléter ce qui n’émet pas de lumière. Cela étant, les Vampires ne fuient pas les miroirs, c’est juste qu’ils sont incapables de s’y refléter et que cette particularité peut les trahir. S’ils sont incognito au milieu des mortels, ils éviteront naturellement de telles surfaces. A noter que ce défaut se transmet à tout ce qu’ils portent sur eux à l’exception des corps vivants.

L’ail n’a aucun effet sur les Vampires contrairement à ce qu’on pourrait penser. En fait l’ail émet une odeur particulière qui n’a rien de particulièrement agréable et les sens d’un Vampire sont si développés qu’ils la perçoivent bien mieux qu’un mortel. L’odeur leur est déplaisante, mais pas insupportable. L’ingestion de l’ail par un mortel accroît la fluidité du sang, ce n’est donc pas spécialement un problème pour un Vampire que de se nourrir sur une personne ayant mangé de l’ail. C’est même plus aisé, à ceci près que l’odeur en est déplaisante.

Un symbole de foi est sans effet sur un Vampire s’il n’est pas détenu par une personne ne possédant pas une vraie dévotion ce qui se traduit le plus souvent par l’accès à la Magie de la Foi. Cette capacité leur permet de mettre en avant leur propre force d’âme, une aura à laquelle les Vampires détestent s’exposer. Même si un mortel n’a pas de technique pour repousser les morts-vivants, le simple fait d’avoir une foi véritable et de brandir un symbole correspondant à cette foi suffit à tenir un Vampire à distance. Ça ne l’immunise absolument pas contre les capacités d’un Vampire, c’est juste un moyen de l’empêcher d’approcher. Le Vampire est naturellement sensible à la magie basée sur l’énergie essentielle.

Social

A moins d’avoir été livré à lui-même dès sa naissance ou d’avoir cédé à ses plus bas instincts, le Vampire se livre généralement à une existence la plus sociale possible. Selon les cultures ou les régions de l’Omnivers, les Vampires peuvent ou non former une société structurée et contrôlée dans laquelle les plus anciens règnent sur les plus jeunes et maîtrisent leur population. Car le plus gros problème du Vampire est son besoin de nourriture et la seule chose qui peut le sustenter est le sang frais. Une trop forte population de Vampire peut représenter un danger pour leur propre société en menaçant d’extinction les espèces qui leur servent de nourriture. Les Vampires les plus avisés éduquent les plus jeunes pour leur faire garder cette notion à l’esprit. Par ailleurs, tout Vampire finit par apprendre que boire le sang d’un plus ancien peut lui permettre d’accroître ses propres capacités, ce qui fait que la procréation vampirique est un risque pour tout Vampire de voir sa descendance tenter de le détruire pour son propre profit.

Ce besoin essentiel à la survie des Vampires sert de guide à l’organisation de toute société vampirique. La plus élémentaire des solutions employées par un Vampire est de vivre seul, de ne jamais procréer et de vivre dans une région riche en nourriture sans éveiller l’attention sur lui. Mais les choses finissent toujours par se savoir. Si un Vampire peut passer pour un mortel, l’illusion ne dure pas. Car même si le Vampire espère l’extinction d’une génération pour faire oublier ses méfaits, l’histoire orale finira par le faire repérer comme quelqu’un d’immuable. Aussi le Vampire solitaire est-il mieux avisé de vivre caché, mais c’est souvent contraire à l’ambition des immortels qui finissent naturellement par associer à leur désir le faste et le luxe. A quoi bon vivre éternellement si c’est pour vivre l’existence d’un gueux ? Or on ne peut aisément être riche dans une société voire même dans une contrée éloignée sans être célèbre à un moment ou à un autre. D’autant que l’éternité étant ce qu’elle est, il est parfois plaisant de la passer avec un peu de compagnie, ce qui fait que le Vampire solitaire n’arrive pas toujours à le demeurer et que la présence de plus d’un Vampire à un endroit accroît les risques d’être découvert comme tel.

En fin de compte, un Vampire peut passer de très nombreuses années selon différents modes de vie sans jamais être inquiété, mais le monde change autour de lui, les peuples et les mœurs évoluent, et s’il n’y prend garde, il finit par tomber dans un travers qui révélera sa nature et le mettra en danger. Même si abattre un Vampire est particulièrement difficile ce n’est pas impossible et certaines personnes ou certains groupes de personnes très au fait des capacités des Vampires, s’organisent pour les chasser et les détruire.

La tranche d’âge d’un Vampire détermine pour une part leurs capacités, qui ne font qu’augmenter avec l’âge, mais aussi leur capacité à gérer leur soif vampirique.

Tranches d'âgeDescriptifJeûne maximalBesoins pour étancher la soifCapacités physiquesSens accrus
0-10 ansNouveau-né1 nuit1 victime vivante2x2x
11-20 ans2 nuits1 victime vivante2x2x
21-30 ans3 nuits1 victime vivante2x2x
31-40 ans4 nuits1 victime condamnée
2 victimes vivantes
3x2x
41-50 ans5 nuits1 victime condamnée
2 victimes vivantes
3x2x
51-100 ansJeune8 nuits1 victime tuée
2 victimes condamnées
3 victimes vivantes
3x2x
101-150 ans11 nuits1 victime tuée
2 victimes condamnées
3 victimes vivantes
4x3x
151-200 ans14 nuits2 victimes tuées
3 victimes condamnées
5 victimes vivantes
4x3x
201-250 ansAdulte17 nuits3 victimes tuées
5 victimes condamnées
8 victimes vivantes
5x3x
251-500 ans20 nuits4 victimes tuées
6 victimes condamnées
9 victimes vivantes
5x3x
500-750 ans25 nuits5 victimes tuées
8 victimes condamnées
11 victimes vivantes
6x4x
751-1000 ansAncien30 nuits6 victimes tuées
10 victimes condamnées
14 victimes vivantes
7x4x
1001-1250 ans35 nuits7 victimes tuées
11 victimes condamnées
16 victimes vivantes
8x4x
1251-1500 ans40 nuits8 victimes tuées
13 victimes condamnées
18 victimes vivantes
9x5x
1500 ans et +Antique50 nuits9 victimes tuées
15 victimes condamnées
21 victimes vivantes
10x5x

Ce tableau récapitule grossièrement comment les Vampires évoluent et quels sont leurs besoins. La durée de jeûne indiquée précise combien de temps un Vampire peut ne pas se nourrir sans ressentir une soif intense qui le conduit à se comporter de façon sauvage pour se sustenter. Son besoin de se nourrir grandit au cours de la période de jeûne, jusqu’au niveau où, au plus fort de sa soif, le Vampire ait réellement besoin de consommé le nombre indiqués de victimes. Ce besoin est exprimés en victimes de taille et de masse comparable au Vampire (donc de sa propre race d’origine) : une victime « tuée » est un individu dont le sang a été entièrement consommé, une victime « condamnée » n’a été que partiellement consommée mais trop pour lui permettre de survivre sans soins, et une victime « vivante » indique une ponction de sang réduite permettant à la victime de survivre même sans soins. Un Vampire peut bien sûr consommer plus pour son seul plaisir.

Les indicateurs de capacités physiques et de sens sont exprimé sous la forme d’un multiplicateur par rapport à la race d’origine. Les capacités physiques incluent la force, la résistance, la vitesse, l’agilité et la motricité. Les sens incluent principalement ceux servant à la chasse, comme l’ouïe, la vue et l’odorat. Les autres sens sont également développées mais moins utile. On comprend aisément qu’avec ces chiffre une Vampire Humain Antique est, avec 10 fois les capacités physique d’un Humain avec des sens 5 fois plus développés est un adversaire aussi insaisissable que dangereux.

Tactique

Un Vampire dispose des attributs, aptitudes, talents, formations et techniques qu’il a développé au fil du temps, que ce soit de son vivant comme après sa mort. Sa tactique de combat peut donc être très variée. On trouve de tout dans l’univers des Vampires, car la création de l’un d’eux ne résulte pas toujours d’une décision avisée et rencontrer des Vampires qui ne savent pas se battre n’est pas improbable même si c’est parfois incongru.

Un Vampire sauvage, livré à ses instincts, use généralement de ses armes naturelles pour combattre. Ses coups de griffes maintiennent son adversaire à distance jusqu’à ce qu’une ouverture lui permette de l’empoigner, de mordre et de boire son sang. Le Vampire sauvage a rarement l’intelligence de se transformer en brume.

Le baiser du vampire

La morsure d’un Vampire que les romantiques appellent « baiser » a un effet particulier sur la victime. Outre les dégâts de la morsure, le Vampire aspire le sang et un peu de l’âme de sa victime. Cela se traduit par une faiblesse soudaine et une douleur indéfinissable. Chaque morsure réussie d’un Vampire peut infliger cette perte à condition qu’il le désire, cela requérant un effort pour lui aussi. Le Vampire n’a besoin que de sang pour se sustenter, mais absorber la force d’âme va renforcer temporairement sa puissance, sans compter l’effet de jouissance que cela implique. La force d’âme est aussitôt détruite par le métabolisme du Vampire mais il est, à ce titre, le seul mort-vivant connu capable de contenir un bref instant de l’énergie essentielle.

La soif d’un Vampire est proportionnelle au temps depuis lequel il ne s’est pas nourri. Plus il est vieux, moins il a besoin de se nourrir souvent, mais plus il doit se nourrir pour étancher sa soif. Un Vampire qui ne s’alimente pas pendant une nuit accroît sa soif et s’affaiblit. Il ne récupère pleinement ses capacités que s’il se nourrit convenablement. Plus la soif s’accroît plus le Vampire est susceptible de perdre le contrôle et finir par attaquer la première victime venue sans réfléchir. La plupart des Vampires sont assez prudents et anticipent cette situation pour éviter d’en arriver là mais aussi pour maintenir leurs capacités au plus haut niveau. Ils s’efforcent de se nourrir chaque nuit. Les Vampires les plus jeunes ont cette contrainte de le faire systématiquement, puisqu’une seule nuit de manque les rendrait obligatoirement assoiffé la nuit suivante.

Une créature qui meure du « baiser » n’est pas transformée en Vampire. Elle peut éventuellement devenir un autre type de morts-vivants, mais elle ne peut devenir un Vampire que si elle ingère du sang de vampire au moment de son dernier soupir, ce qui est la plupart du temps un acte volontaire du Vampire.

Dégâts sur un vampire

Le Vampire est l’un des morts-vivants les plus difficile à détruire. Même sans l’ombre d’une capacité magique, leurs pouvoirs naturels suffisent à les rendre redoutables et dangereux, et leur résistance à de nombreuses formes d’attaques contribue à leur réputation.

Le feu

Le feu fait des dégâts normaux sur un Vampire et ces dégâts ne pourront pas être restauré autrement que par les soins qu’un Vampire peut se faire en buvant l’âme de ses victimes. Détruit par le feu, un Vampire se transforme en brume et regagne son repaire ou un lieu où il peut dormir. Il lui faudra autant de nuit que la durée maximale de son jeûne pour reformer son corps et s’éveillera avec une soif intense à satisfaire de suite. Cela signifie surtout que le feu ne fait que détruire le corps d’un Vampire et qu’il faut, pour s’assurer qu’il reste inactif, s’assurer que sa forme brumeuse ne pourra se reposer nulle part.

L’eau vive

L’eau vive se comporte comme un acide sur un Vampire. Les dégâts qu’il subit sont fonction de son immersion et de la force du courant. Un petit cours d’eau sera de peu d’efficacité tandis qu’un fleuve sera particulièrement ravageur. Les vieux Vampires peuvent se régénérer parfois plus vite que l’eau vive ne les brûle.

Un Vampire doit vaincre une crainte naturelle quand il veut traverser un cours d’eau quel que soit le moyen employé. Si entrer ou traverser un cours d’eau n’était pas dans ses intentions, il doit également lutter pour ne pas fuir immédiatement et à n’importe quel prix le contact de l’eau.

Si un le corps d’un Vampire est détruit au contact de l’eau, il se transforme en brume et regagne son repaire ou un lieu où il peut se reposer. Il devra, tout comme s’il avait été détruit par le feu, se reconstituer après une longue période.

La lumière du soleil

La lumière du soleil est l’arme la plus efficace pour blesser voire détruire un Vampire. Si un Vampire peut temporairement résister au feu et compenser les dégradations physiques par la régénération, il est totalement impuissant face à la lumière du soleil qui le brûle d’un intensité supérieure à celle du feu et a pour effet de le détruire définitivement si jamais il est entièrement consumé. Il ne suffit que d’une poignée de seconde pour détruire ainsi un nouveau-né. Cela prend beaucoup plus de temps pour un Vampire antique qui aura peut-être le temps de se mettre à l’abri. A ce titre les antiques peuvent aisément résister à plusieurs minutes, voire heures, d’exposition tout en souffrant le martyr.

S’ils en sortent, les Vampires exposés au soleil n’ont pas d’autres moyens de soigner leur brûlure qu’en buvant les âmes. Tant qu’ils ne le font pas, ils restent diminués et fragilisés par leurs blessures.

L’exposition, même indirecte, à la lumière du soleil, dans l’ombre d’un solide ou couvert de vêtement épais, ou alors isolé par une couche de particule suffisamment épaisse (profondeur marine, nuages, etc.) est suffisante pour les affecter. Ils peuvent néanmoins tenir bien plus longtemps ainsi sans vraiment passer inaperçu à cause du dégagement gazeux de la combustion de leur corps. Seul les lieux parfaitement clos assurent leur sécurité.

Mort d’un vampire ?

Même si son corps est détruit par d’autres moyens que ceux cité plus haut, un Vampire se transforme en brume. A moins de disposer d’un moyen de contrôle sur cette brume, le Vampire ne pourra pas être retenu. Son esprit est toujours actif quand il est en brume il peut donc toujours être atteint spirituellement. Si un Vampire en brume a pu s’enfuir, il doit attendre à minima la nuit suivante pour reprendre consistance et retrouver l’ensemble de ses moyens.

Régénération

En dehors des cas où son corps est détruit par un procédé quelconque, un Vampire se régénère en permanence. Plus il est vieux, plus il se régénère vite, au point que les blessures les plus profondes peuvent se refermer en quelques instants. Les membres coupés d’un Vampire n’ont pas de vie propre mais font toujours parties de l’individu. Si celui-ci se transforme en brume, ses membres éparts prendront également cette forme et rejoindront le corps principal.

Autres particularités des Vampires

Le lien du sang

La filiation des vampires est un fait indiscutable. Un Vampire qui en engendre un autre a un ascendant sur lui par ce qu’on appelle le lien du sang. Ce lien ne confère aucun héritage particulier au jeune Vampire, tous les Vampires ont exactement le même potentiel en tant que Vampire, seuls diffèrent leurs capacités d’origine. En revanche, le lien donne un pouvoir au parent sur l’enfant. Ce pouvoir est subtil. Rien n’empêche un jeune Vampire de nuire à son géniteur, mais il est toujours désavantagé par ce lien. Dès qu’un Vampire veut mener une action contre sa progéniture, celle-ci est aussi faible pour lui que le serait un mortel de cette race. Ce désavantage conséquent fait que les Nouveaux-nés sont généralement incapables de vaincre leurs géniteurs dans une confrontation directe, ce qui les amènent, s’ils souhaitent s’en débarrasser, à contracter des alliances ou à organiser la perte « accidentelle » de leur père. En dehors de cette supériorité accordée par le lien du sang, le père ne dispose d’aucun avantage ni d’aucun moyen de contrôler sa progéniture si elle ne souhaite pas lui obéir, à moins de disposer de pouvoirs magiques ou d’artefacts le lui permettant.

Le lien a une autre fonction, il assure une liaison télépathique permanente entre le géniteur et la progéniture. Cette liaison leur permet de se localiser et de communiquer. Les uns comme les autres peuvent bloquer cette liaison. Mais même s’il est bloqué, on sait toujours que le Vampire est lié. Cette liaison ne disparaît qu’à la mort du géniteur. Les enfants, entre eux, ne sont pas capables de communiquer ou de se percevoir, cette relation n’existe qu’entre le père et chaque enfant.

Le sommeil diurne

Un Vampire n’est pas contraint de céder au sommeil diurne. S’il ne le fait pas, il perd immédiatement un peu de sa force. En outre, durant une journée, le Vampire est affaibli, autrement dit, n’a pas plus de force qu’un Nouveau-né quel que soit son âge. Cela ne fait donc aucune différence pour un Vampire Nouveau-né mais est une faiblesse considérable pour les vieux Vampires.

En sommeil, un Vampire est particulièrement vulnérable et peu attentif à son environnement. Il n’a aucune chance de se réveiller de lui-même s’il ne subit aucun désagrément direct.

Le sang de vampire

Le sang de Vampire, ce que certains membres de la race ou certains érudits appellent la Vitae, est un composé chargé d’énergie nécromantique disposant de propriétés étonnantes sur les mortels. Le sang de Vampire se gère comme un poison. Ce poison est plus puissant à mesure que le Vampire est vieux. La Vitae a un effet immédiat et bénéfique irrésistible, il procure pendant une à plusieurs heure en fonction de l’âge du Vampire à qui il appartient une augmentation de ses capacités physiques et de ses perceptions. En outre, au moment de l’ingestion, le sang procure immédiatement au buveur une capacité de régénération. Le problème survient lorsque la Vitae cesse de faire effet, elle est alors capable d’infecter définitivement l’organisme et lui inflige une affliction d’Infection vampirique. Cette infection s’aggrave à mesure que le sujet consomme de la Vitae, jusqu’à le tuer et à le transformer alors en Vampire.

Si le mortel survit à cette ingestion, un jour après avoir absorbé du sang de vampire, le poison attaque à nouveau l’organisme. Si celui-ci gagne, la victime est prise d’une soif inextinguible, d’une envie irrésistible de boire à nouveau du sang de Vampire. Si elle n’en a pas à sa disposition, elle perd la raison pendant autant plusieurs heures. Dans ce laps de temps, elle essaie inconsciemment et par tous les moyens de se procurer du sang de Vampire selon ses connaissances. A chaque fois qu’elle va se lancer dans une action dans laquelle elle risque sa vie, elle peut brièvement reprendre le contrôle durant un moment. Toute ingestion de sang de Vampire durant cette période annule l’état de la personne et lui procure à nouveau les avantages cités plus haut en posant le même problème un jour plus tard.

L’envie de boire du sang de Vampire ne se manifeste pas d’elle-même à un autre moment, sauf si la personne est confrontée à nouveau au sang de Vampire directement. Dans ce cas c’est l’affliction dont il est victime qui peut le forcer à boire à nouveau (cf. affliction Infection vampirique).

L’affliction Infection vampirique

Cette affliction, dont les effets augmente à proportion que l’infection est forte, inflige au malade différents effets. Cette affliction peut être gérée comme un Module négatif dont le rang augmentera à mesure que l’infection sera puissante. Les effets de l’Infection sont les suivants :

  • L’infecté irradie d’énergie nécromantique et certains morts-vivants ont un véritable don pour capter ce type d’énergie, les Vampires en premier lieu qui ressentent de surcroît la présence du sang vampirique chez la victime. Les effets magiques mettant en évidence ou manipulant les énergies magiques réagissent également à la présence de cette énergie nécromantique. Le Module ne joue ici aucun rôle particulier, sauf si le personnage veut échapper au regard et à la détection des Vampires, morts-vivants et effets magiques.
  • L’infection affecte la personne en la rendant naturellement résistante à l’énergie vitale. Cela la rend résistante aux soins pratiqués par la magie, exception faite des soins pratiqués par la Magie des Arcanes puisque s’appuyant sur la manipulation de l’Espace-Temps. Le Rang du Module Infection vampirique sera ajouté en positif à la difficulté d’une action tentée pour soigner via la magie à base d’énergie vitale.
  • Le malade est un livre ouvert pour tout Vampire qui peut pratiquement prédire et anticiper tout ce que la victime va faire. Le Rang du Module est compté comme malus pour toute Action, Intervention et Réaction menée contre un Vampire.
  • L’affligé est aussi affecté par la lumière du jour qu’il trouve trop lumineuse. Il est presque constamment aveuglé par elle. Toute action menée à la lumière du jour diminuera du Rang du Module Infection vampirique le Score d’Action de la victime.
  • Le malade, mis en présence de sang de Vampire va devoir lutter pour ne pas tenter d’en boire. S’il y a lieu de faire un jet de dé, le Rang du Module Infection vampirique viendra diminuer le Score d’Action du personnage.

Si l’affligé ne consomme pas de sang de Vampire pendant un mois, il résorbe en partie son niveau d’affliction (le MJ peut décider de diminuer le Rang négatif du Module Infection vampirique). Il peut aussi effectuer un traitement pour supprimer l’affliction ou être soigné magiquement en tenant compte du fait que l’affliction résiste aux soins ainsi prodigués.

Une pensée sur “Vampire

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